LETTRE OUVERTE AUX HOMMES : LAISSEZ NOS KILOS EN PAIX (BORDEL!)

LETTRE OUVERTE AUX HOMMES : LAISSEZ NOS KILOS EN PAIX (BORDEL!)

 

Amélie a 32 ans.

Ca fait 7 ans qu’elle est avec son copain, Hugo. Amélie a pris du poids pendant ces années.
Après des réflexions quotidiennes sur son poids, Hugo lui pose un ultimatum.

“tu perds 10 kilos ou c’est fini entre nous.”

Amélie aussi a envie de perdre du poids, mais c’est pas facile.
Déçue mais amoureuse, elle se motive et perd ses kilos.

Sauf que depuis, elle a presque tout repris, et les réflexions sont de retour.

  • « tu manges une salade là, mais je sais très bien que t’as bouffé toute la journée »
  • “t’es sure que tu veux prendre un dessert ? t’es la seule à en prendre là”
  • “faut vraiment que tu reprennes le sport, c’est moche toute cette cellulite”
  • “t’as pris du poids non ?”

 

 

Comment, en 2017, un mec peut-il encore dire à sa femme qu’elle est trop grosse ?

Ca me rend ouf.
Je me disais, naïvement, qu’on se mettait la pression toute seule pour perdre du poids.

En discutant avec vous, je me suis rendue compte à quel point certains mecs nous mettaient aussi la pression.
Ceux-là même qui sont censés nous supporter.

 

 

Parce que l’information et l’éducation sont selon moi la base de tout, je me dis que ces messieurs ont besoin d’explications.
De comprendre.

De comprendre pourquoi ce n’est pas OK de dire à sa femme de maigrir.
Encore moins en la rabaissant.

 

Mec.

Déjà, il faut bien comprendre que le corps de ta femme va changer tout au long de sa vie. 

En fonction de son âge, ses hormones ou son état psychologique.
Et c’est normal, le corps de la femme est fait pour s’adapter aux aléas de la vie.

Son corps ne t’appartient pas, donc tu n’as aucun droit de lui demander de maigrir, aucune raison valable.

  • Peut-être que tu penses qu’être grosse c’est pas sexy, pas féminin ?
  • Que t’as pas envie que les autres te voient avec une grosse ?
  • Que t’as peur pour sa santé ?

Peu importe tes -mauvaises- raisons, voici pourquoi tu ne ne PEUX PAS dire à ta femme qu’elle doit perdre des kilos.

 

 

TA FEMME EST UN ÊTRE HUMAIN, PAS JUSTE UN CORPS

Evidemment que tu veux toujours être attiré par elle. Et elle aussi elle a envie de te plaire.

Mais la VALEUR de ta femme ne se définit PAS par son physique.

C’est un être humain. Avec des passions, des valeurs, des sentiments. C’est tout ça qui fait d’elle quelqu’un de beau.
Pas son physique.
On n’est plus au 1er rendez-vous là.

Je sais que tu sais tout ça.

Mais lui faire des réflexions sur son jean qui la serre, sur les kilos qu’elle a pris ou sur les quantités qu’elle mange, c’est réduire ta femme à son apparence.

C’est lui demander de dépenser son énergie sur son corps plutôt que sur elle-même.

Est-ce que tu veux voir ta femme passer tout son temps à trouver la meilleure façon de maigrir plutôt qu’à trouver la meilleure façon d’apprendre, d’évoluer, de s’épanouir ?

 

Personne ne mérite d’être jugée sur son poids.
Personne ne devrait subir des réflexions sur son physique sans l’avoir demandé.

Qu’on soit mince ou grosse. Belle ou moche. En bonne ou en mauvaise santé.

 

Est-ce que t’es conscient que quand tu pousses ta femme à avoir des cuisses fines, ça met en danger sa santé psychologique par exemple ?

 

 

COMPRENDRE CE QU’ELLE A DANS SA TÊTE

Est-ce que tu es au courant de ce que ta femme traverse en ce moment ?

Oui parce qu’il faudrait peut être commencer par là.
Par s’intéresser à elle.

Par savoir comment elle vit ce poids au quotidien.

 

Est-ce que tu sais ce qu’il y a derrière cette prise de poids ?
Le stress, l’angoisse, la solitude.

Il y a des tonnes de trucs qui peuvent provoquer un mal être.
Des trucs qui ne se voient pas. Discute avec elle, essaie de la comprendre.

Et je te vois venir, lui lâche pas un “va faire du sport, comme ça tu seras moins stressée et tu vas perdre du poids”.
Le seul objectif c’est de la comprendre. C’est tout.
 

Ecoute-la sans la juger.
Même si tu comprends pas.
Respecte son point de vue, ses envies, son ressenti.

 

Pousser ta femme à se conformer à tes désirs de physique parfait.
C’est le meilleur truc à faire si tu veux détruire sa confiance en elle, pourrir sa relation à la nourriture et dérégler ses comportements alimentaires.

 

Tu n’en as surement pas conscience, du coup j’aimerais t’expliquer 2/3 trucs.

 

 

LA POUSSER À MAIGRIR EST CONTRE PRODUCTIF

Les remarques que tu fais à ta femme te semblent anodines. Elles sont catastrophiques.
Toi tu ne vois que son corps et ce qui se passe à l’extérieur. Mais tu n’imagines pas ce qui se passe à l’intérieur.

 

Notre ami Instagram & ses meufs parfaites nous rappellent tous les jours qu’on n’est pas assez bien foutues.

Cette nécessité d’avoir un corps mince, ta femme l’a bien intégrée, t’inquiètes pas.

 

Elle l’a tellement bien intégrée que dès qu’elle mange des trucs gras et sucrés, elle culpabilise à mort. Elle va chercher à se rattraper par n’importe quel moyen.

  • elle mange de la soupe pendant 3 jours (ou elle boit juste des tisanes),
  • elle se fait vomir,
  • elle avale des laxatifs pour aller plus souvent aux toilettes (pour faire pipi évidemment – quoi d’autre ?).

 

Ca te parait extrême ? Oui légèrement. Mais c’est la réalité.
Et puis ne sois pas si surpris, elle te doit bien un corps de femme après tout, non ?

 

Ah non mais ne t’inquiètes pas, toi tu ne verras pas tout ça.
C’est son petit secret.
Faudrait pas que tu culpabilises de lui faire subir tout ça non plus.

 

 

Grâce à cette pression, ta femme a développé des troubles du comportement alimentaire.

Ca veut dire quoi ?

  • Quand elle fait genre elle kiffe son gâteau au chocolat avec toi, elle pleure intérieurement et se dit qu’elle n’a aucune volonté.
  • Quand elle prend une salade au resto, c’est pas qu’elle aime bouffer de l’herbe. Mais qu’elle est encore en train de culpabiliser.
  • Quand elle laisse la moitié de son assiette le soir, c’est pas parce qu’elle a plus faim. C’est parce qu’elle veut éviter de se dégouter le lendemain matin dans le miroir.

 

Se frustrer pour plaire à la société ou son mec, ça ne marche jamais.
Alors elle fait des crises.

  • Tu as déjà vu ta femme s’enfiler 3 paquets de gâteaux en moins de 10 minutes ? Non, elle a pris le soin de racheter ces 3 paquets au supermarché pour que tu n’y vois que du feu.
  • T’as déjà vu ta femme défoncer un pot de Nutella et pleurer juste après. Parce qu’elle se sent comme un monstre incontrôlable. Et qu’elle a l’impression qu’elle s’en sortira jamais ?

Pendant ces crises, elle est dans un état incontrôlable, que tu ne comprendras pas tout de suite.

Pourtant c’est la réalité.

Et c’est la suite logique après toutes ces restrictions.
Comme un besoin de lâcher prise. Juste quelques minutes.

 

Evidemment elle culpabilise la seconde d’après d’avoir mangé autant. Elle se sent nulle, sans aucune volonté.

Et la pression d’être mince lui revient dans la face, toujours plus forte.

Pour rattraper les dégâts, elle va se restreindre encore plus “dès demain matin”.
Le cercle vicieux est lancé. 

En gros ça donne ça :

 

Alterner entre crises et restrictions, c’est ce qu’on appelle des troubles du comportement alimentaire.

En plus de lui faire prendre du poids, ces troubles foutent le bordel dans la tête de ta femme.
Ils abîment sa confiance en elle et en son corps. Elle ne sait plus ce qui est bon pour elle et stresse au moindre repas.
C’est de plus en plus difficile de s’en sortir.

 

Donc pour résumer. Quand tu mets la pression à te femme sur son poids :

  • elle fait des crises de bouffe, qui sont le début d’un rapport malsain avec la nourriture
  • elle se sent nulle
  • elle grossit

 

Pas vraiment ce que tu veux, si ?

 

 

QU’EST-CE QUE TU DOIS FAIRE DU COUP ?

Laisse le poids de ta femme tranquille, déjà.

Puis essaye de la comprendre.

Mets-toi à sa place. Travaille avec elle pour enlever cette pression bien ancrée dans sa tête. Aide-la à retrouver une relation plus saine avec la nourriture.

  • Comprends-la.
  • Aide-la.
  • Encourage-la.

J’ai pas dit que ça allait être facile.
Ni que ta femme allait maigrir, c’est pas l’objectif.

Juste que c’est la seule chose à faire en fait. La seule chose saine en tout cas.

 

Tu comprends mieux pourquoi tu peux pas dire à ta femme de maigrir ?
Ça serait ignorer totalement son état mental alors que c’est ça le vrai problème.

 

Pour toi qui souffre de TCA : parles-en à ton mec. Ou à une personne de confiance.
Ne t’isole pas, s’il te plait.

Si t’as pas les mots. Fais lire cet article à ton mec.
J’espère que ça l’aidera à comprendre et à te soutenir.
Je crois en vous messieurs.

Je sais la solitude que tu ressens.
Mais tu ne dois pas avoir honte. Tu n’as rien fait de mal. À personne.

Vous allez traverser ça ensemble. Vous allez réussir. Vous serez fiers de vous.

Et n’oubliez pas, vous êtes beaux 🙂

8 Commentaires

  1. Mennana
    22 octobre 2017 / 16 h 42 min

    Merci beaucoup pour cet article, je connais tellement bien ça, “si tu veux qu’on se remette ensemble, il y’a une condition, tu dois maigrir”.

    • Elyane
      Auteur
      23 octobre 2017 / 11 h 04 min

      Je sais que tu réussis petit à petit à te concentrer sur toi-même, à savoir ce qui te va à toi.
      Et bravo pour ça, c’est l’essentiel. S’il ne veut pas comprendre malgré les explications, c’est triste pour lui.
      Bon courage et merci beaucoup pour ton commentaire 🙂

  2. Chabichou
    22 octobre 2017 / 22 h 18 min

    Ton article fait trop écho en moi. Depuis que je suis petite on me dit que je ne trouverai pas de mec car je suis grosse.

    Je suis hyperphage en voie de guérison…la bouffe me permettait de rendre plus acceptable un contexte familial douloureux.

    J’ai été avec des hommes qui pensaient qu’en tant que grosse , j’étais désespérée et que j’accepterai tout d’eux. Moi j’avais trop peur d’être célibataire après 25 ans, alors , de pas être vue comme désirable , j’ai accepté l’inacceptable de certains hommes car je pensais que je ne méritais que ça, et que jetais persuadé qu’un mec bien ne pourrait pas vouloir être avec une fille comme moi.

    Quand j’entends des gens dire à un homme ” ta femme est très belle tu as beaucoup de chance” . J’ai envie de hurler. La valeur d’une femme ne se déterminé que par la vision que les hommes ont d’elles ? Et elle n’a de valeur que quand elle est jolie ( mince, cheveux longs, seins et fesses prononcés, ventre plat? ).

    Selon les critères de la société je suis moche ( surtout grosse ) . C’est dur de se sentir bien dans sa peau. Je lutte mais j’y arriverai. J’apprends à être bien avec moi-meme. J’aime plutôt bien ma compagnie. J’essaye d’agir en étant en cohérence avec moi même. Ça me permet d’être relativement heureuse. J’aimerais avoir un supplément de bonheur en rencontrant un homme bien … Mais j’ai enfin compris qu’un homme qui m’aime vraiment n’agira que de manière à ce que je sois épanouie pas le contraire. Je n’accepterai pas moins que ça de la part d’un homme. En attendant je prends soin de moi..

    • Elyane
      Auteur
      23 octobre 2017 / 7 h 55 min

      Han mais ces mots qu’on dit aux enfants sont tellement durs… Pourquoi infliger ça à quelqu’un ? 🙁
      Quand tu es enfant, ce que les adultes disent, c’est “la vérité”.
      Normal que tu gardes ça dans la tête toute ta vie après…
      Bravo pour ta vision des choses, j’imagine que ça n’a pas été facile pour en arriver là. Et que c’est encore pas facile tous les jours.
      J’ai tellement de copines qui sont célibataires depuis longtemps, qui ont 28 ans. Et le nombre de gens qui leur disent “mais t’es trop difficile”, “mais soit un peu moins timide”, “mais soit un peu plus réservée”, “perds un peu de ventre”…
      OH !
      Comme tu dis, on n’est pas là pour plaire à un homme, que ce soit physiquement ou mentalement. On est là pour être nous-mêmes et on mérite d’être aimée pour ça. Si les mecs n’en sont pas capables, tant pis pour eux.
      Merci beaucoup pour ton commentaire, et continue à prendre soin de toi <3

  3. Magi
    25 octobre 2017 / 10 h 47 min

    Je viens de prendre le temps de lire ton article. Et C’est tellement, tellement ça!

    C’est encore pire quand tu as eu un enfant… Dans mon cas j’ai eu mon bébé en même temps que 2 ou 3 de mes amies qui étaient enceintes au même moment.

    Les 1ers temps ça a été dur de les perdre. Très dur… en fait je n’y arrivait pas. Entre les “Tu devrais reprendre le sport, C’est bon maintenant tu n’as plus d’excuses.” Les “arrête de bouffer déjà ce sera pas mal”. Les “tu ne prends pas soin de toi depuis que le petit est la”.

    Avec ça les crises d’envie de sucre qui arrivent de plus en plus fortes. Mais malgré ça je fais attention. Je décide de manger sainement. De faire du sport un peu tous les jours. J’essaie et parfois je vois des résultats mais parfois j’ai des pics de besoin de manger.
    Puis de nouveau “regarde une telle, elle a fait un régime et elle va à la salle elle est redevenue canon” . Ah mais limite je la detesterai presque cette copine… Je ne sais pas faire de régime. Ça m’affame encore plus. Ça me frustre. Et je j’ai pas de journées libres non plus. Je travaille. “Oui mais tu bosses de la maison”. Et alors ? Je bosse quand même.
    Évidemment quand J’essaie de lui expliquer que je refuse de faire un régime drastique parce que je veux réapprendre à manger bien, et pas faire l’effet yoyo. ” Tu te trouves des excuses.”. Donc non… j’en parle pas.

    Puis y a le ramadan moment miracle (il y a bien 1 an entre l’accouchement et ce mois de ramadan) ou finalement Je fini par perdre du poids évidemment. “Tu vois quand tu bouffes pas, tu maigris”. Ok.

    Mais toutes ces paroles au final n’ont pas d’importance je j’ai eu personne pour me guider sur le chemin de la réconciliation avec moi même. C’est le chemin le plus dur que j’ai eu a prendre. Car tous les jours les tentations a culpabiliser sont là sous mes yeux. Sur insta, dans les magasines partout. Toutes ces photos de filles qui ont un corps de bombe. Ça/elles ne nous aident pas. No pain, no gain ? Pour moi elle est la la connerie.

    Aujourd’hui je n’ai plus de pics de faim. Je mange bien, il me reste encore un peu de poids a perdre. Mais C’est pas grave. Ça viendra en son temps.Et j’ai envie de dire que si ça ne vient pas C’est pas grave.
    Et je fais du sport quand l’envie/le besoin le vient. Mais quand je le peux aussi car malheureusement ce fantôme de la culpabilité est toujours au dessus de nos têtes.
    Et quand j’ai envie de frites ou de gâteau et bien j’en mange. Peu importe.

    Soyons en paix avec nous même. Il y a déjà suffisamment de drames dans ce monde pour ne pas vouloir un peu de bien être avec nous même.

    Donc mesdames, la route est difficile mais pas impossible. Apprendre à se pardonner d’être si dure avec soi même et d’apprendre à se remercier pour toutes les petites victoires d’une journée. Avec ou sans le soutien de nos hommes…

    Merci à toi pour cet article et tes partages au quotidien. Tu m’aides beaucoup dans ce chemin qui est le mien car pour une fois ton approche est différente, deculpabilisante et encourageante. Encore merci. Vraiment.

    • Elyane
      Auteur
      25 octobre 2017 / 16 h 56 min

      Quelle belle conclusion !! Je te soutiens totalement, et je suis tellement d’accord avec tout ce que tu dis.
      C’est très dur dans cette société de ne pas retomber dans les travers des restrictions et espoirs d’un corps mince. Dans cette quête permanente de résultats, de nourriture saine et de physique parfait. Mais quand tu as compris que te sentir bien passe surtout par ta santé mentale, tu réussis, petit à petit, à retrouver une certaine sérénité face à ton corps, face à l’alimentation.

      Et plus j’avance dans l’alimentation intuitive, plus je me dis que c’est vraiment étrange de ne pas écouter son corps. De manger le contraire de ce qu’il veut, de ne pas manger quand il a faim… Comme si c’était un inconnu à qui on n’avait pas envie de parler, qu’on ne voulait absolument pas écouter.

      Ton anecdote du ramadan m’a fait “rire”. Jeuner par foi, C’EST respecter tes envies et ton corps. C’est “comme” quand tu es végétarien. Ce n’est pas de la privation parce que tu sens que ça fait du bien à ton esprit.

      Merci beaucoup beaucoup pour ton commentaire, je suis tellement contente de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet ! Je voudrais tellement que TOUT LE MONDE prenne conscience que notre corps ne nous veut que du bien…

      Très bonne soirée 🙂

  4. Julie G
    29 avril 2018 / 15 h 55 min

    Merci pour tous tes articles si bien écrits que je lis avec avidité! Je comprends que tu aies eu envie d’écrire cet article pour que les hommes comprennent à quel point leurs réflexions peuvent avoir un impact néfaste (en espérant qu’ils lisent ce blog ou bien que leur copine leur fasse lire) cependant j’aimerais exposer mon avis là-dessus.
    Pour moi, avant de porter la faute sur l’autre (l’homme) la responsabilité est avant tout… sur soi-même. Quelle femme accepte qu’un homme lui disent ces choses? Une femme amoureuse peut-être, mais surtout une femme avec peu d’estime d’elle même ou peu indépendante affectivement. Les mots n’ont d’importance que si on leur en donne. Ces femmes ont très certainement peu confiance en elles pour se laisser parler ainsi. Il y aurai moins de femmes malheureuses des propos de leur mecs si elles avaient la force et l’indépendance d’esprit de ne pas l’accepter. Mais non, elle choisissent de faire un régime et d’accepter ces commentaires malveillants. Pourquoi? Je vois deux-trois raisons génériques qui me viennent à l’esprit mais il y en a certainement d’autres: parce qu’elles sont habituées à ces commentaires malveillants qu’elles trouvent maintenant normaux (peut-être qu’elles-même se parlent ainsi ” t’es vraiment trop grosse ma pauvre fille” ou peut-être qu’on leur a déjà parlé ainsi dans leur enfance/jeunesse); ou peut-être qu’être indépendante leur fait peur car cela signifie que le célibat est une possibilité, et être célibataire est lié à de la solitude et ça…. peu de femmes sont capables de le supporter.
    Bref, avant de porter la faute sur les hommes, le travail réside dans le respect que l’on s’accorde à soi-même qui engendre le respect de l’autre. Ce n’est que mon avis!

    • Elyane
      Auteur
      3 mai 2018 / 17 h 31 min

      Bonjour Julie,
      Merci beaucoup pour ton message qui est plein de sens et avec lequel je suis entièrement d’accord ! D’ailleurs, je crois que la confiance en soi, ou justement le peu de confiance en soi et souvent la source première des TCA. Mon article était à but informatif et de prévention, mais clairement mon but derrière tout ça, c’est de redonner leur confiance aux femmes. En passant par la confiance en leur corps, la confiance en elles en comprenant qu’elles ne sont pas qu’un corps, la volonté de mettre SON bien être au centre de chaque décision, alimentaire ou pas (savoir dire non, savoir ce qui nous fait du bien, ce qui nous porte). Ton analyse est très bonne, je me dis constamment que si j’ai un enfant un jour, ma priorité sera qu’il ait une bonne estime de lui-même 🙂
      Merci encore d’avoir pris le temps d’écrire ici, ça me touche beaucoup !

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