Hyperphagie. C’est quoi, les causes, et comment se soigner

Hyperphagie. C’est quoi, les causes, et comment se soigner

L’hyperphagie, qu’est ce que c’est ?

Tu penses qu’à une chose. La nourriture.
Tu as ce besoin de manger. Beaucoup. Vite.
Comme si tu devais combler un grand vide.

Tu n’as pas faim pourtant. Mais c’est plus fort que toi.
Tu vas manger toutes ces céréales. 
Toute la brioche, et aussi les chips.

Tu commences, et c’est impossible de t’arrêter.
Tu ressens un mélange de satisfaction et de désespoir.

Le plaisir que la nourriture te procure est trop bon, tu voudrais que ça continue toujours.

Mais tu sens que tu commences à devenir lourde.
Tu sens que tu vas t’en vouloir. Que tu vas déprimer d’avoir mangé tout ça.

Tu ne veux pas y penser.
Pas maintenant.

Tu veux plutôt terminer ce pot de Nutella.

Quand tu as l’impression que tu vas éclater, ou que tu vas vomir.
Tu t’arrêtes enfin.

Un regard sur le champ de bataille que t’as laissé devant toi, puis la culpabilisation…

Tu n’as plus envie de rien, tu te dégoûtes.
Tu ne comprends pas pourquoi tu fais ça.

À chaque fois c’est la même chose, tu jongles entre envie incontrôlable, plaisir et culpabilité.

1. Qu’est ce que l’hyperphagie ?

Il y a de grandes chances pour que tu fasses de l’hyperphagie.
« Euh, c’est quoi ce truc ? »

L’hyperphagie est un Trouble du Comportement Alimentaire (TCA).
Comme la boulimie ou l’anorexie.

L’hyperphagie, c’est de la boulimie sans mécanisme de compensation.
Un mécanisme de compensation, c’est une action qui vise à « éliminer » la nourriture mangée. Par exemple : prendre des laxatifs, vomir, faire du sport en excès etc.

La personne hyperphage mange de manière boulimique, mais ensuite elle garde tout pour elle.

Voila pourquoi l’hyperphagie est moins connue. Et peut parfois être prise pour « de la gourmandise ».

L’hyperphagie est moins « impressionnante » que la boulimie.
Parce qu’elle est invisible.

Tu fais tes crises d’hyperphagie toute seule dans ton coin, mais personne n’est au courant.

Les gens s’inquiètent plus souvent quand un trouble alimentaire est visible :

    • quand tu es anorexique, on veut absolument que tu reprennes du poids.
    • quand tu es boulimique, on veut absolument que tu arrêtes de vomir.

Quand tu fais de l’hyperphagie, personne le voit. Personne le sait.
Pourtant, tu as aussi un trouble alimentaire.

Le problème est plus profond que juste ce qu’on voit. Et toi, tu le sais.
Parce que même si physiquement ça va, ta relation avec la nourriture te fait souffrir.

Caractéristiques d’une crise d’hyperphagie

2. Quelle est la cause des crises d’hyperphagie ?

Il n’y a pas une seule et unique cause aux crises d’hyperphagie.
D’ailleurs, souvent ces causes se mélangent.

Les facteurs de risques sont :

  • génétiques
  • biologiques
  • traumatiques
  • psychologiques
  • et socioculturels

Mais d’après les études scientifiques. Le facteur de risque le plus commun est : les régimes et la mauvaise image de soi.

Toutes les études le montrent, vouloir contrôler son corps et son alimentation génère des obsessions et des troubles alimentaires.

C’est LA cause N°1 de l’hyperphagie.

La plupart des femmes pensent que leurs troubles sont liés à la psychologie ou aux émotions.

En réalité, les émotions ne sont que la partie visible de l’iceberg.
Le détonateur des crises d’hyperphagie.

Mais l’origine des crises est sous l’eau.

A. Tu as une mauvaise image de toi

Avoir une mauvaise de soi, de son corps. Se sentir mal dans sa peau.
C’est souvent le point de départ de l’apparition de l’hyperphagie.

Tu te demandes quel est le rapport ?

Quand tu as envie de maigrir, le seul moyen que tu connais est de contrôler ton alimentation. Réduire ou supprimer certains aliments.

Quand on prive le cerveau, sa réaction est extrême.
Il devient obsédé. Comme un enfant à qui on dit : « non ».

Tu deviens obsédée par la nourriture.
Par certains aliments que tu t’interdis.
(souvent du chocolat, je me trompe ? :))

Et parfois, le simple fait d’avoir des règles en tête. De diaboliser certains aliments, peut générer des obsessions :

  • « cet aliment n’est pas sain »
  • « il ne faut pas grignoter entre les repas »
  • « la salade c’est bon, mais les pâtes c’est mal »
  • « ce soir, je mange équilibré »

Ces règles implicites, on appelle ça la restriction cognitive (ou restriction mentale). Tu n’est pas vraiment au régime… mais tu es dans un contrôle permanent.

C’est devenu « naturel ».
C’est ta routine alimentaire.

Mais, enfant, est ce que tu te posais autant de questions sur l’alimentation ?
Ou, est-ce que tout se faisait intuitivement ?

Se contrôler n’est pas naturel.
Penser à la nourriture toute la journée, n’est pas naturel.

Quand tu enfreins l’une de ces règles que tu t’imposes, ça te stresse.
Tu as tellement peur de grossir.

Mais, c’est impossible de se contrôler à vie, tout le temps.
Essayer de te restreindre à vie, c’est comme si tu étais condamnée à perpétuité.

À un moment, tu pètes un plomb dans ta cellule alimentaire.
C’est intenable psychologiquement.

Tu finis par manger un truc interdit et HOP c’est la crise assurée.

Tu te dégoûtes et tu culpabilises en pensant à tout ce que tu as mangé.
Tu as l’impression d’avoir pris 10 kilos en 10 secondes.

Donc tu reprends ton régime dès le lendemain.
Et c’est reparti pour un tour.
C’est un cercle infernal et infini.

Obsédée par ton envie de maigrir, tu joues avec la nourriture pour faire de ton corps ce que tu veux. Tu développes un vrai stress vis à vis de la nourriture et tu rentres dans un cercle vicieux.

Au départ tu voulais juste perdre quelques kilos…
Aujourd’hui tu veux toujours maigrir.
Mais en plus, comme tu n’y arrives pas, tu as le sentiment d’être nulle.
De n’avoir aucune volonté.

Ton estime de toi se fait rouler dessus par un camion de 15 tonnes.
Tu perds toute confiance en toi.

Sans parler de toutes ces émotions négatives que tu ressens maintenant :

    • dégoût de ton corps
    • tristesse de pas avoir le corps que tu veux
    • culpabilité de ne pas avoir de volonté
    • angoisse de grossir
    • stress de jamais t’en sortir

Toutes ces émotions négatives, c’est autant de trucs que tu vas devoir affronter. Ou fuir.

B. Le cercle vicieux de la restriction (physique et mentale)

La plupart des femmes font des régimes.
Parce que notre société nous enseigne le culte de la minceur depuis toute petite.

Mais ce qu’on a oublié de nous dire, c’est que c’est la porte d’entrée dans le cercle vicieux des troubles alimentaires.

3. Comment soigner l’hyperphagie

Les filles que j’ai en coaching ont tout essayé pour sortir de l’hyperphagie.
Diététicien, psychologue, acides aminés, hypnose, acuponcture, naturopathie, sophrologie… tout.

La difficulté, c’est que l’hyperphagie est très mal connue.
Même par les professionnels de santé.

De mon côté, je suis sortie de l’hyperphagie grâce à l’alimentation intuitive.
Et je pense que c’est le meilleur point de départ pour guérir de l’hyperphagie.

En faisant la paix avec la nourriture en premier.
On va pouvoir ensuite s’intéresser à la psychologie et aux émotions.
En y voyant plus clair.

L’alimentation intuitive c’est :

  • se débarrasser de toutes les fausses croyances sur l’alimentation et le corps
  • réapprendre à faire confiance à son corps (signaux de faim, satiété, et satisfaction)
  • puis dans un second temps, apprendre à vivre avec ses émotions et apprendre de nouveaux mécanismes d’apaisement

L’objectif de l’alimentation intuitive.
C’est de ne plus être obsédée par la nourriture et d’améliorer tes comportements alimentaires.

Note : volontairement, je ne dis pas « écouter son corps ». Mais « apprendre à faire confiance à son corps ». Car ça s’apprend. Et ça ne prend pas 2 jours.

Essayer d’écouter son corps ne marche pas.
Tant qu’on n’a pas réappris à le faire.
J’insiste sur l’apprentissage.

Je vais te raconter ma propre histoire.

Après 8 années de crises.
Je me suis totalement sortie de l’hyperphagie.

Pourtant, je ne pensais pas y arriver un jour.
Mes troubles étaient tellement ancrés. Et je me disais que la psychologie est quelque chose d’impossible à soigner.

Je me sentais seule.
Je pensais que j’allais devoir vivre avec ça toute ma vie.

Puis, j’ai découvert l’alimentation intuitive.

Mais, j’ai du tout découvrir et comprendre toute seule.
Sans guide, sans explications.

J’ai ré-appris à faire confiance à mon corps.
Petit à petit.

Avant, je mangeais sans faim.
Aujourd’hui je ressens la satiété et je m’arrête naturellement lorsque j’ai plus faim.

Avant, je mangeais parce que je me sentais vide.
Aujourd’hui, je comprends mes émotions, et les gère sereinement.

Avant, je pensais à la nourriture du matin au soir.
Aujourd’hui, j’y pense juste au moment du repas.

L’alimentation intuitive m’a tellement libéré que j’ai décidé de devenir coach en alimentation intuitive (la 1ère à être diplômée en France).

Aujourd’hui, j’accompagne des filles en coaching.
Et j’ai créé ma propre méthode unique d’alimentation intuitive.

Unique, parce que j’ai organisé tout ce que j’ai appris, de manière à te faire gagner du temps.

J’ai mi 2 ans à me sortir des troubles alimentaires.
Avec ma méthode, je pense que j’aurais mi 4 mois.

J’ai tourné en rond, je me suis planté, j’ai fait des erreurs.
Les mêmes que font les filles en coaching.

Cette expérience m’a permis de construire une méthode structurée, simple, efficace.

J’explique mon histoire et ma méthode plus en détail ici : Voir ma méthode maintenant.

Conclusion

Tes crises d’hyperphagie ne vont pas s’arrêter du jour au lendemain.
Il n’y a pas de méthode miracle.

Tu dois passer par un apprentissage.

Aujourd’hui, tes crises sont ta manière à toi de gérer ton mal-être, ton manque de confiance, et tes émotions.
C’est normal, tu n’as pas à culpabiliser.

Petit à petit, ton rapport avec la nourriture et avec ton corps vont s’améliorer.

Tu vas apprendre à :

  • faire confiance à ton corps
  • retrouver la satisfaction de manger ce qui te plait et te fait du bien
  • te reconnecter avec tes signaux de satiété
  • respecter ton corps

C’est ce travail sur toi-même qui va t’aider :

  • à avoir une meilleure estime de toi
  • et à remettre la nourriture à sa place

Au fur et à mesure, tu ne verras plus la nourriture comme une manière de compenser ou d’anesthésier un mal être. Et plutôt comme un plaisir.

Tes crises vont diminuer naturellement.
Petit à petit.

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43 Commentaires

  1. Audrey
    27 novembre 2017 / 17 h 42 min

    Merci pour cet article qui dépeint cette réalité que personne ne voit …
    Merci pour tes conseils, que je tâcherai d’appliquer, surtout les 5 min, même s’il est parfois très dur de se « poser » lorsque l’envie de manger nous envahie totalement …
    Merci pour ton blog qui donne de l’espoir !

    Bonne soirée !

    • Elyane
      Auteur
      28 novembre 2017 / 18 h 52 min

      Merci pour ton commentaire Audrey ! 🙂
      Je t’encourage à aller lire les liens que Sabine a partagé juste après, ils sont super intéressants !
      Bonne soirée à toi aussi 🙂

  2. Sabine
    27 novembre 2017 / 18 h 45 min

    Très bon article ! J’adore tes métaphores avec l’iceberg et le doliprane 😉
    C’est exactement ça, quand on mange compulsivement, on cherche quelque chose dans la nourriture qu’on ne trouve pas…
    J’ai lu deux bons articles sur le GROS (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids) qui m’ont beaucoup éclairé et qui m’ont permis de mieux comprendre ce qui pousse à manger compulsivement…
    Voici les liens :
    https://www.gros.org/stress-et-alimentation-le-trouble-du-reconfort
    https://www.gros.org/l-impulsivite-alimentaire

    PS : le site du GROS (gros.org) est super intéressant et regorge de bons articles

    • Elyane
      Auteur
      28 novembre 2017 / 19 h 39 min

      Merci beaucoup Sabine pour ton commentaire 🙂
      Les articles que tu partages sont super intéressants et très bien expliqués, j’aime beaucoup ! 🙂
      Je les avais jamais lus alors que je connais bien le site du GROS.
      Merci !!!

  3. Indda
    13 avril 2018 / 21 h 03 min

    Bonjour
    J’ai découvert il y a peu ton blog et ton insta. Je suivais les préceptes de Lucile woodward avant ma seconde grossesse. J’etais Dans le contrôle donc plus aucune crise, crise qui remontait à l’adolescence…totalement méconnue de mon entourage sauf de mon mari à qui je peux tout dire, et qui essaie depuis 12 ans tant bien que mal de m’aider par tout moyen et qu’elle patience! malheureusement on ne contrôle rien enceinte et les crises sont revenues…je cherche le pourquoi du comment car mes grossesses me poussent à être meilleure pour être une bonne mère. Je me rends compte de l’excès de contrôle de la nourriture avant cette grossesse notamment lié au suivi des règles de cette personne, et j’aimerai y remédier. Ton blog m’inspire et à la suite de quelques lectures je me sentais déjà libérée car tout est dit et avec tellement de justesse. En tout cas c’est la première fois que je commente un blog car c’est la première fois que j’ai la sensation que quelqu’un a saisi le truc! Merci

    • Elyane
      Auteur
      3 mai 2018 / 17 h 25 min

      Bonjour Indda,

      Ca me fait super plaisir de voir que tu te sentes comprises, c’est vraiment le but ici 🙂
      Du coup en ce moment tu es actuellement enceinte et tu as des crises ? Si c’est le case, essaie de travailler pour lâcher prise un maximum. C’est de la nourriture, ton corps en a besoin et avant de comprendre le pourquoi du comment, c’est important de s’autoriser à les faire ces crises. Je sais que ce n’est pas facile, mais même si c’est pas super évident comme ça, ces crises ont une raison d’être et si tu les as, c’est que quelque part ça te fait du bien. Y résister ou culpabiliser ne fera rien avancer, et puis enceinte, préserve toi, soit bienveillante envers toi-même 🙂 (tout le temps d’ailleurs, pas que enceinte ^^).
      Merci beaucoup pour ton commentaire en tout cas 🙂
      Bonne fin de journée !

  4. 18 juin 2018 / 0 h 56 min

    Hello !

    Je suis tombée sur ton blog via ton instagram. Cet article est top, et c’est super que certaines personnes commencent à parler de ce trouble si méconnu et tellement souvent pris pour de la gourmandise par l’entourage et même par les personnes atteintes tellement on n’a aucune information à ce sujet.
    Je me suis entièrement reconnue dans ton article qui est très bien écrit mis à part le fait que cela ne se voit pas. Pour moi, les +25kg en un tout petit peu plus d’un an ont tendance à plutôt bien se voir ^^. Pour certaines personnes les périodes de contrôle ne sont pas après chaque crise. Et du coup les prises de poids sont assez spectaculaires. Mais bon, les gens se disent qu’on s’est juste encore trop lâché et qu’on a pas su suivre à 100% le régime que l’on s’était imposé. Et au final, personne ne remarque rien. Ils se disent juste que l’on n’a aucune volonté.

    Enfin bref, ton article est une super ressource pour mieux comprendre notre fonctionnement et le voir de manière plus bienveillante.

    Merci 🙂

    • Elyane
      Auteur
      27 août 2018 / 13 h 11 min

      Hello Albane, merci pour ton commentaire 🙂
      Ahah oui comme tu dis les kilos peuvent se voir ^^
      Mais l’entourage ne remarque rien aux crises… à la souffrance.
      à très vite sur insta.

  5. Hélène
    7 décembre 2018 / 15 h 50 min

    Bonjour,
    Je suis comme décrit dans l’article… Je ne sais pas m’en sortir… Suis chez psy je vais voir ce qu’elle peut faire pour moi…

  6. Fanny
    9 janvier 2019 / 0 h 27 min

    Merci pour votre témoignage, personne dans mon entourage est au courant, je vis avec mon père qui voit bien les réserves descendres mais pour lui je suis simplement gourmande, parfois il me ramène des connerie sucré « pour me faire plaisirs »
    J ai déjà tenté de lui expliqué vite fait mais il n a pas l air de se rendre compte de l empleur des dégâts.

    La suite par mail je vous remercie vraiment, il est temps de reprendre le contrôle de son corps^^

    • Elyane
      Auteur
      9 janvier 2019 / 13 h 53 min

      Merci pour ton commentaire Fanny 🙂
      L’hyperphagie est encore très mal connue, alors je comprends que ton papa soit un peu désemparé

    • Blec
      6 juillet 2019 / 8 h 52 min

      Bonjour j aurais besoin d aide pour m aiguiller et me conseiller m epauler je pense souffrir de cette pathologie et me reconnais totalement dans ce que vous décrivez…. j essaie de prendre les choses en main mais de la mauvaise manières les régimes etc…

      Pouvez vous me coatcher ?

  7. Christelle P
    3 février 2019 / 5 h 29 min

    Bonjour Elyane,
    J’ai découvert ton instagram + ton blog il y a quelques jours. Merci pour tes bons mots.
    Je viens de lire ton article sur l’hyperphagie et j’avoue que j’ai versé une larme. Mes problèmes liés au poids datent de l’enfance puis se sont aggravés à l’adolescence (nombreuses crises en cachette) puis ils se sont calmés un temps « très court » lorsque j’ai été à un camp d’été pour jeunes en surpoids. Direction l’université…la balance accuse 30kg de plus stress, malbouffe, pression, émancipation, religion. Je mange mes émotions.
    23 ans…décision radicale que de passer par une chirurgie bariatrique. Je supporte mal l’anneau gastrique (vomissements, maux de ventre,etc…) mais je ne dis rien pendant plusieurs années.
    2009…je pèse 47kg, plus de règles, des malaises très fréquents, je m’etouffe avec un simple verre d’eau, les aliments ne passent plus, je vomis tout ce que j’injurgite et je m’affaiblis beaucoup trop. Le diagnostic tombe enfin, il s’agit d’une hernie hiatale et d’un ulcère à l’oesophage.
    2013…on me réopère à nouveau = ablation de l’anneau gastrique et by pass puis sleeve. Je reprends du poids.
    Mon poids est resté stable de 2014 à 2018 ~78 à 80kg. 2019 : Depuis 6 mois, en raison d’une rupture sentimentale, d’une perte d’emploi, je suis à nouveau « prisonnière » de la nourriture et la balance accuse + 20 kg pris sur une période très courte. Le combo gagnant est je me remplis + j’ai l’impression que ça me calme puis je culpabilise.
    Ce sentiment d’impuissance, de ne pas réussir à garder le contrôle, se sentir nulle, m’isole de plus en plus.

    • Elyane
      Auteur
      3 février 2019 / 9 h 55 min

      Bonjour Christelle, merci pour ton commentaire.
      Je voulais commencer mon message par te dire que tout ceci n’est PAS de ta faute.
      Ça n’est PAS de ta faute.

      Tu es née dans une société grossophobe qui veut mettre tout le monde au régime, résultat de jeunes filles développent des troubles alimentaires et en souffrent trop longtemps. Ensuite, un médecin te conseille la chirurgie (parce qu’il est incompétent et n’a aucune solution) et cela ne règle évidemment pas le problème. Aucun travail sur la relation avec la nourriture, rien. C’est un scandale.

      Alors je te le redis pour que ce soit clair Christelle.
      Tout ceci n’est pas de ta faute.

      Aujourd’hui, je te conseille de commencer petit à petit à soigner ta relation avec la nourriture avec l’alimentation intuitive. La nourriture n’est pas ton ennemi, c’est ton seul moyen de gérer ta situation pour le moment, petit à petit tu vas sortir de là 🙂

  8. Anga
    3 avril 2019 / 11 h 04 min

    Merci merci et encore merci!! des années que j’attends que quelqu’un mette les mots sur mes maux. J’ai déjà lu les bonnes définitions de l’hyperphagie mais jamais je n’avais lu ce que je ressens. J’ai vraiment apprécié votre description du déroulement de la crise, les émotions ressentie, tout y est. je me suis inscrite à votre formation gratuite par mail hier et j’attends votre premier mail avec impatience!! j’ai déjà beaucoup lu Zermati qui m’a fait beaucoup de bien, mais je suis sûre que je vais encore beaucoup apprendre grâce à vous!
    merci

  9. Clara
    24 avril 2019 / 18 h 37 min

    Je viens de lire cet article en pleurant… à la fois parce que je suis soulagée de ne pas être un cas à part, mais également parce que je me prends, à nouveau, la réalité en pleine poire. Je suis dans une période de révélation sur moi, j’essaie d’avancer seule, depuis un moment, et c’est tellement compliqué. Apprendre à vivre en paix avec soi et son corps, il n’y a pas à dire, c’est tout un art…

  10. Coleen
    25 avril 2019 / 0 h 33 min

    Bonjour,

    Suite à la lecture de votre article que j’ai trouvé pertinent, je suis dans l’impossibilité de recevoir le mail de « votre histoire ».
    En effet, je remplie l’adresse mail, ensuite je valide, on me demande de confirmer, et c’est à cette étape que cela bloque. J’ai tenté avec une seconde adresse, même problème. Depuis le site mobile puis sur pc, même problème.

    Merci.

  11. Anaïs
    25 avril 2019 / 9 h 03 min

    Je suis tombée sur cet article en essayant de comprendre ce qu’il m’arrivait, je ne me reconnais plus dans mes rapports à la nourriture et je me reconnais tellement dans tes propos.
    C’est exactement ce que je suis en train de traverser, j’ai l’impression que je n’arriverais jamais à faire confiance à mon corps, j’ai peur de lâcher prise et de ne pas avoir le contrôle …
    Egalement l’impression que personne ne comprend ce que je vis, les gens cessent de ne dire « c’est pas pour un craquage que tu va mourir » « t’as le droit de te faire plaisir » etc etc…

  12. Anaïs
    25 avril 2019 / 9 h 51 min

    Elyane, cela fait plusieurs fois que je clique sur le lien concernant ton histoire et ta méthode et cela ne fonctionne pas… au moment de confirmer l’inscription, le site bug et reste sur la même page « confirmer »
    Simplement pour t’informer 🙂

    • Elyane
      Auteur
      25 avril 2019 / 14 h 01 min

      Merci Anais, je vais essayer de régler le problème 🙂

  13. annie renault
    2 mai 2019 / 17 h 45 min

    Merci beaucoup pour cet article moi je mange la nuit tout ce que je peux trouver toutes les nuits à minuit vingt je n,ai même plus besoin de regarder l,heure je vais suivre tes conseils cela fait 5 ans que cela dure je reviendrais pour te dire si j,arrive mieux à me contrôler merci encore

  14. Sauve
    10 mai 2019 / 13 h 47 min

    Bonjour
    Merci, grâce à vous je mets des mots sur cette addiction, je pensais être boulimique, sans me retrouver vraiment dans cette pathologie, le fait de manger en grosse quantité me donne des reflux gastrique très douloureux, à ce moment là, je diminue ma prise alimentaire, c’est difficile, je deviens anxieuse, je suis surtout attirée par le sucré
    Je souhaiterai me séparer de cette état, j’ai honte, et je me « dégoûte  »
    Je ne sais plus comment faire
    Je ne sais plus qui je suis
    Une séparation douloureuse m’a conduite dans cet état…. .
    Merci de m’avoir lu
    Je ne demande qu’une chose
    Redevenir celle que j’etais
    Sereine
    Et aimer de nouveau la vie
    Je sais que je me punie
    Et me détruis
    Belle journee

  15. Dom
    13 mai 2019 / 15 h 35 min

    Bonjour !!!
    Après avoir mangé un paquet de bonbons et ayant encore envie de manger, j’ai envie d’écrire ce que je ressens
    Ce mal être au fond de moi, je me sens seule je me sens vide
    Mon estomac plutôt mon inconscient de réclame de manger de nouveau
    Je sais que je suis malade
    Je sais que même si je mange encore, ma faim ne sera pas comblé, une fois que j’ai fini, je me dis quel plaisir j’en retiens aucun, puisque mon mal est toujours présent, j’appelle à l’aide, je.me sens seule, mais je suis seule, célibataire, 65 ans je n’arrive pas à refaire ma vie, comment guérir de se mal qui me ronge, de ce mal qui me détruit qui me donne des reflux gastrique douloureux, une honte, une forme de dégoût
    J’ai besoin d’aide, je ne sais pas vers qui me retourner
    MERCI !!!!!!

  16. Raph
    2 juin 2019 / 18 h 49 min

    Je me reconnais tellement la dedans.des haut des bas l’impression qu’on s’en debarasse quand tour va mieux mais on s’aime pas ça repart on se fixe des règles sans cesse. Le stress la solitude on ne s’assume pas on veut se cacher au fond du monde. Ce dire qu’on a pas la force. Et avec tout ça je suis un homme et je me sent encore plus honteux. (Rien de machiste) mais j’ai envie de dire merci ça fait tellement du bien de savoir qu’on est pas seule.tellement merci j’ai envie de chalet haha. Trouver vous une passion un but.

  17. Alexsandra
    11 juin 2019 / 20 h 06 min

    Bonjour a tous alors je vis comme ca depuis 2ans et je ne savais pas que c était une maladie je me disais juste que j étais nul et incapable.merci pour tout ces renseignements.Et tellement rassurée de savoir que d autres vive la meme chose que moi.

  18. Vnire
    19 juin 2019 / 10 h 19 min

    Bonjour,

    Je viens de lire un article et des commentaires hallucinants : voici 50 ans que je mettais mes crises sous le titre « boulimie ». Même mon médecin traitant ne m’a jamais parlé « d’hyperphagie » !
    De très nombreuses années passées à faire des régimes (depuis l’âge de 8 ans), de prendre des remèdes, médicaments, pilules miracles (recommandées ou très dangereuses) pour finir il y a 15 ans par me faire opérer d’une gastroplastie. Mais malgré 50 kg perdus, (j’étais heureuse et fière de moi), un divorce, un remariage, je fais toujours de très nombreuses crises (plusieurs par jour) et suis bien entendu en train de reprendre du poids.. Moral dans les baskets !
    C’est la première fois que j’écris sur un forum et je crois que a va me faire plus de bien que les antidépresseurs, psychologue, kinésiologue, radiesthésiste,etc … que je prends ou vois régulièrement sans que rien ne change !
    Merci beaucoup

    • Elyane
      Auteur
      19 juin 2019 / 11 h 27 min

      Bonjour, je suis à la fois contente que vous ayez enfin pu mettre un mot sur votre mal-être.
      Et triste que les médecins que vous avez rencontré soient aussi mauvais…
      Désolée, et j’espère que maintenant vous allez aller mieux 🙂

  19. Fanny
    21 juin 2019 / 0 h 44 min

    Je lis votre article après avoir ingurgité une quantité astronomique d’aliments, principalement sucrés…
    Je me retrouve tellement dans votre article. Je n’ai jamais vraiment fait de régime, juste l’envie de perdre les quelques kilos de ma dernière grossesse. Et plus je me dis qu’il faut que j’arrete de grignoter pour les perdre, plus je me réfugie dans les aliments. Comme une droguée à partir au supermarché en urgence faire quelques provisions apprenant que mon mari ne sera pas à la maison le soir et que j’ai quartier libre pour grignoter…. et quelle honte ensuite!!!
    Je ressens surtout cette baisse de l’estime de moi, comme tu le décris bien, comme source de mes difficultés.
    J’ai beau réussir à prendre un certain recul sur la situation, l’analyser de manière assez objective je crois, je n’arrive pas à sortir de ce cercle.
    Je vais donc maintenant me pencher plus en détail sur ton histoire, ton blog et voir comment je peux avancer…
    En tout cas déjà merci à toi de mettre des mots sur tout ça!

    • Elyane
      Auteur
      21 juin 2019 / 9 h 19 min

      Bonjour Fanny, merci pour ton témoignage.
      Je te laisse découvrir tout ça calmement 🙂

  20. Carine OLIVIER
    27 juin 2019 / 8 h 06 min

    Bonjour
    Merci pour tout… je cherche comment sortir de ce cercle vicieux et c est très compliqué pour moi en ce moment….

    • Elyane
      Auteur
      6 juillet 2019 / 10 h 11 min

      Bonjour Carine, j’espère que mes articles et vidéo Youtube vont vous aider 🙂

  21. carrier
    31 juillet 2019 / 0 h 31 min

    Bonjour jai des crise diperphagie et je ces pas comment men debarasser merci .

  22. Laeti
    4 août 2019 / 0 h 28 min

    Bonjour,
    Très bel article… je découvre aussi cette maladie que personne ne connait… ca fait huit que ca dure pour moi, j’ai pris plus de 30 KG, dont 20 KG en 6 mois… Je pense que je n’ai jamais su mettre de mot sur mes émotions. Je ne sais pas vraiment ce qui a causé ma chute si brutal…je ne me reconnais pas.. c’est comme ci j’essayais de combler tout les trous que j’ai dans mon coeur avec de bouffe.. forcement ca dure 20min le temps de « manger »… puis retour à la réalité où on se sent horriblement seule avec ce sentiment de degout.. Personne ne me comprend, je souffre terriblement…

  23. Marie
    10 août 2019 / 11 h 54 min

    Bonjour
    Pour ma part, l’hyperphagie boulimique ne me procure AUCUN plaisir. Je suis en mode robot quand j’ai mes crises.
    Je commence petit à petit à ne plus cacher ce mal à mon conjoitn, mais après lui avoir dit, il m’a répondu « je comprends, moi aussi je suis gourmande ». J’étais sans voix 🙂
    Je suis jyperphage depuis 30 ans.
    Avec des hauts et des bas.
    Et la perte de mon Papa il ya 18 mois m’a fait chuté et prendre 15 kg.
    Je n’ai pas fait un deuil « standard » : pas de larmes, de vide ressenti.
    Mais des crises d’hyperphagie à n’en plus finir…
    Mais je les refuse : donc le matin ce n’est pas : comment je m’habille aujourd’hui mais… dans quoi je rentre ??!
    Je veux m’en sortir aussi car mes enfants passent au second plan derrière la nourriture. Et ca, c’est un terrible sentiment.
    L’hyperphagie boulimique, c’est comme l’alcolisme, le tabagisme…
    Mais pour moi, c’est plus facile de se sortir de ça, car on peut totalement supprimer l’alcool et le tabac de sa vie.
    Tandis que nous… on va toujours affronter la nourriture…

    J’ai trouvé une super psy et j’essaie en parallèle de trouver d’autres aides, comme ce site.
    Depuis ma dernière séance, mon maitre-mot, c’est l’HARMONIE.
    L’harmonie avec moi-même, l’harmonie avec la nourriture.

    Je cherche encore le chemin de cette belle harmonie, et je veux y croire que moi aussi, j’y arriverai.

    Bon courage à toutes

    • Elyane
      Auteur
      12 août 2019 / 16 h 17 min

      Merci pour ce témoignage Marie 🙂
      Je te souhaite aussi de guérir.

  24. Mélanie
    24 août 2019 / 19 h 10 min

    Bonjour,
    Pour ma part je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie je suis, jusque là mon alimentation ne m’avait jamais tourmenté mais je n’aimais pas mon image, mes ‘kilos en trop’ (62 kg pour 1,58 m) j’ai donc décidé de faire le régime le plus absurde pendant les vacances d’été: 3 pomme + 2h de cardio par jour, et ça a marché : en septembre j’étais à – 12kg (ironiquement dans mes souvenirs de cette période j’étais dans une paix absolue parce que manger mes pommes était comme se brosser les dents matin/midi/soir, c’était inintéressant et je n’y pensais pas ). À la fin J’étais assez satisfaite mais ça m’avait complètement chamboulé, je croyais que je pouvais reprendre une alimentation normale et équilibrée mais je ne digérerais plus rien, c’était douloureux, j’étais vraiment tourmenté et obsédé par l’idée de manger, ça à même perturbé mes études mais je remangeais petit à petit d’absolument tout mais je me sentais sale et coupable, puis j’ai décidé de me ‘reprendre’ avec une nouvelle obsession : la ‘qualité’ de ce que je mangeais, j’ai arrêté la viande, les produits sucrés industriels et que du bio mais c’est là qu’ont commencé mes crises: 5 bananes d’un coup+ 2 traditions ou 2 bols entiers de flocons d’avoine ou encore 1 pain au chocolat + éclair au chocolat + chausson aux pommes de chez Ladurée, je m’arrêtais quand j’avais mal au ventre et pour compenser j’essayais d’aller au sport 1jour sur 2 pour me donner bonne conscience et diminuer mon anxiété ce qui marche une fois sur deux aussi. Puis j’ai essayé le régime sans sucre + végan mais les crises ont repris, je me rappelle encore de ce jour où j’ai fait une exception en prenant une crème glacée avec ma famille, le pic de glycémie m’avait mis KO mais ce soir là chez ma mère je me suis réveillé pour aller manger deux boîte entière de cookies industriels qui me dégoûtait tant et j’ai aussi goûter à tout ce qu’il y avait dans le placard sans pouvoir m’arrêter. Pour ma famille je suis une hippie végétarienne qui mange sainement et bio mais tout cela je l’ai fait pour été en paix avec mon anxiété et mon système digestif, à la fin j’en avais marre et j’ai tout envoyé balader, je me suis dis que mes problèmes avec la nourriture étaient ridicules et que j’étais la seule dans mon entourage à être comme ça, du coup j’ai commencé à remanger autant que je voulais de tout et n’importe quoi (sauf de la viande parce que j’étais trop habituée) sans me préoccupé de compter ou de faire du sport, les crises était moins fréquentes où je ne le remarquais pas, je ne sais plus mais je suis remonté à 57 kg et j’ai paniqué du coup j’ai essayé le changement de la dernière chance : le régime cétogène pescarien : ça doit être la période plus « paisible» que j’ai connu, je ne sais si c’est parce que je mange maintenant assez de protéines (même si c’est que du poisson), il n’y a plus coup de barre, j’ai minci et ce de manière visible et harmonieuse en 1 mois. Mais c’est la même rengaine il faut tout mesurer au gramme près, je me sens coupable quand je mange 10g de framboises ou de myrtilles, mes crises de faim consiste à manger un pot de yaourt et je me sens très mal après, je sens que mon fois fatigue à force de mangé que du gras même si je continue à mincir, j’ai une peur ridicule des glucides et surtout à chaque repas je me demande ce que je mangerai au prochain, je ne pense qu’a ÇA.

    Je me dit que je ne m’en sortirais jamais en fin de compte et que je ne retrouverai jamais ce moi où l’idée de la nourriture n’était là que quand on me disait de passer à table.

  25. Aurelie Thibout
    30 août 2019 / 5 h 50 min

    Bonjour, où peut on vous avoir comme coaching ? Merci !!

  26. Parel
    17 septembre 2019 / 12 h 43 min

    Merci pour ton article. Je ne connaissais pas l’hyperphagie mais en lisant ton article j’ai compris d’où venait mon problème avec la nourriture. J’espère arriver à me soigner. A bientôt

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