DUKAN VERSION 2.0 : COMMENT J’AI PERDU 20 KILOS EN 18 MOIS

DUKAN VERSION 2.0 : COMMENT J’AI PERDU 20 KILOS EN 18 MOIS

Après la théorie, la pratique. Si tu as lu mon article précédent sur le rééquilibrage alimentaire, tu as les clés principales pour commencer à avoir un rapport sain avec la nourriture.

Sauf que tout ne se fait pas en un jour et aussi facilement.
Tout dépend d’où tu pars.

Pour écouter son corps, il faut pouvoir le comprendre. Pour cuisiner il faut savoir comment. Pour être naturellement attiré par des champignons autant que par une pizza, il faut avoir éduqué son palais.

Je trouve que c’est parfois culpabilisant de dire “écoute ton corps, il sait ce dont il a besoin”. Oui il le sait théoriquement. Mais quand des années de régimes et de craquages ont pris le pouvoir. Le pauvre est complètement déréglé.

Alors je voudrais raconter ma version des faits. Comment j’ai réussi à perdre 20 kilos en 1 an et demi, et à ne pas les reprendre.
Je ne suis pas en train de vendre la pilule miracle hein, juste d’expliquer un peu plus concrètement mon parcours pour en arriver là.

STORYTELLING

J’ai toujours eu envie de maigrir.

Depuis petite, j’ai senti que j’étais en surpoids par rapport aux autres. Je ne me souviens pas de moqueries horribles, mais plutôt de phrases l’air de rien mais qui font mal. Ca a ébranlé le peu de confiance que j’avais en moi, et ça a affecté la vision que j’avais de mon corps.

Au lycée, je voulais toujours maigrir mais il y a des petits flirts qui te redonnent un peu de confiance en toi. Ne nous emballons pas, il n’y a eu 2 vraies histoires (+ 50 dans ma tête).

Et puis je suis arrivée à la fac. Cité universitaire, la liberté, une seule cuisine pour un étage entier, le flemme de cuisiner. Et pas d’argent pour me payer des restos.
Du coup parfois c’était sandwich de la cafet de la fac (pas cher). Mais c’est surtout là où mes orgies de sucre ont commencé.
Mes premiers repas entièrement constitués de Snickers. De céréales. De pain/beurre. J’étais pressée que le soir arrive pour pouvoir prendre ma dose de sucre et m’enfermer dans des séries.

Quand j’écris ça, on pourrait croire que j’étais en pleine dépression. Pourtant en théorie tout allait bien. J’étais à la fac, sans mes parents, amoureuse et avec des potes sympas.
N’empêche, le changement et la solitude m’ont bien ébranlée et je me suis réfugiée dans la nourriture.

Alors j’ai pris au moins 15 kilos, doucement mais surement. Sans m’en rendre compte.
Et puis j’ai commencé à vraiment complexer, à me comparer sans cesse aux autres et à détester mon corps. Il me dégoutait.

J’ai voulu commencer des régimes un million de fois. Je les ai tous abandonnés au bout de 2 jours.

Et puis un jour, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé le régime Dukan. Et j’ai tenu.
3 mois et 10 kilos en moins, j’étais tellement fière de moi.

Bon tu imagines la suite, j’ai repris ces petits – gros – kilos très rapidement. Et puis mes bonnes vieilles habitudes & compulsions sont revenues immédiatement.

J’en ai eu marre et j’ai commencé à lire Zermati (grâce à www.penseesbycaro.fr – à l’époque www.penseesderonde.fr -, le 1er blog que j’ai lu. Je me reconnaissais tellement dans ses billets ! Aujourd’hui encore, même si ses thématiques ont évidemment évolué, j’ai besoin de ma dose quotidienne de son blog ! *huge fan*).

Tout ça pour dire donc. Zermati.
La révélation. J’apprends et comprends beaucoup de choses. J’adhère complètement à sa façon de penser, bienveillante et différente de tout ce que j’avais lu avant.
Alors j’essaye. Mais c’est compliqué, la ligne directrice n’est pas claire. Je rate, je ne comprends pas, et puis je ne perds pas de poids. Je sais que ce n’est pas le but ultime.

Sauf qu’à ce moment-là, j’y peux rien, je ne pense qu’à ça.

Je retente même Dukan, dans un élan de faiblesse. Mais abandonne aussitôt tellement les mauvais souvenirs refont surface.
(les soirées crêpes qui deviennent des soirées oeufs au plat, les soirées cocktails qui deviennent…ha ben rien en fait, je bois que de l’eau. Et puis même au quotidien c’était compliqué : quand tu demandes deux steaks à la cantine parce que c’est ton jour sans légumes, difficile d’être vue pour autre chose que “celle qui fait un régime”. Rien de pire pour te mettre la pression, et rien de pire pour avoir zéro plaisir. Ok le plaisir était sur la balance à la fin de la semaine mais, sauf si ta vie est merveilleuse à côté de ça, ça ne suffit pas.
Donc Dukan, c’était niet)

REMISE EN QUESTION

A ce moment-là j’avais un amoureux, et ça commençait à devenir sérieux. J’explique comment je lui ai raconté mon “histoire” dans l’onglet MON DECLIC.
On en a beaucoup parlé. Et même si Zermati était toujours très ancré dans mon cerveau, je sentais bien que je n’étais pas prête.

Alors j’ai fait la liste de ce qui me posait problème, de ce dont j’avais besoin.

  • J’avais beau savoir en théorie ce qu’il fallait manger (c’est écrit dans tous les magazines), impossible de l’appliquer au quotidien.
  • J’avais envie de perdre du poids. De façon obsessionnelle. Je ne me supportais plus en photo ni dans le miroir.
  • J’avais trop envie de me faire plaisir, je ne pensais qu’à ça. La moindre pensée d’un régime me rebutait.
  • Dans les magasins, j’étais perdue dans les rayons. Je savais que je devais acheter des légumes, mais lesquels ? et surtout, pour faire quoi?
  • Depuis que j’avais arrêté Dukan, j’étais perdue sur ce qu’il fallait que je mange. Dukan ne m’a pas appris à cuisiner : je mangeais des steaks, de la dinde, des oeufs et des pancakes protéinés.
  • Je me souviens de ces jours “protéines” où je rêvais de manger des haricots verts. Dans quel monde sensé les haricots verts sont dans la catégorie “aliments interdits” ?
  • Et pourtant. Quand j’ai arrêté Dukan, c’est clairement pas vers les haricots verts que je me suis tournée.
  • La seule chose positive, c’est que j’avais une feuille de route très claire. Je n’avais pas à réfléchir, juste à appliquer les règles du livre, jour par jour.

J’ai décidé de tirer les leçons de ce régime, tout en conservant la seule chose qui m’avait aidé à tenir : un cadre.

Sauf que cette fois-ci, c’est moi qui allait l’inventer ce cadre.

DUKAN VERSION 2.0

J’ai alors imaginé un entre deux : une version améliorée de Dukan, que j’ai nommée (avec grande inspiration) Dukan 2.0.

  • Une liste d’aliments à manger.
    Pas d’aliments autorisés ou interdits, mais plutôt une liste d’aliments que j’aime mais auxquels je ne pense pas forcément quand je fais les courses. J’ai réfléchi à tous les aliments qui me faisaient envie. J’ai regardé des recettes sur le net, dans les livres. J’ai noté et listé les ingrédients.
    D’ailleurs, tu peux retrouver mon eBook gratuit ici, avec ma routine alimentaire, mes recettes préférées et ma liste de courses à imprimer.
    Le but ? Savoir exactement quoi acheter au Monop.
    Dans la liste, des aliments sains, mais aussi quelques aliments un peu moins sains. Je mets une petite étoile pour eux. Histoire d’avoir en tête que c’est mieux si je ne les mange pas tous les jours.
    Ah oui aussi : des aliments sains qui se mangent facilement. Il me fallait des trucs à manger rapidement, sans cuisiner. Je ne connais que trop bien mes dalles de quand je rentre chez moi après le taf.
  • Je fais les courses avec ma petite liste, comme ça je ne perds plus de temps à hésiter entre les mille trucs qui me font envie (mais qui sont uniquement le reflet de mon envie du moment)(que je peux satisfaire de temps en temps évidemment. Tant que c’est pas tous les jours).
  • Je cuisine presque tous les jours. Comme ça je suis sure de manger des plats que j’aime, et je sais ce qu’il y a dedans.
    Attention, quand je dis je cuisine, c’est pas de la grande cuisine (j’aime cuisiner pour plusieurs personnes, mais pour moi toute seule, bof). Mais c’est quand même moi qui prépare mes plats et pas Picard.
  • Je ne mange que des trucs que j’aime bien. Je ne veux surtout pas me frustrer, alors je fais au mieux pour cuisiner des choses saines et bonnes. Il s’agit de respecter son palais ET son corps en même temps 😉
  • Une ou 2 fois par semaine, je mange sans trop réfléchir. En général c’est quand je vais au resto. Genre le brunch du dimanche 🙂
    Je précise que je ne considère PAS ça comme un cheatmeal (cf mon apparté ci-dessous).
    C’est juste que j’ai appris à faire la part des choses.
    → Non, manger un cheesecake tous les midis ce n’est pas normal.
    → Et ne pas en manger quand je n’ai plus faim n’est pas une frustration.
    → Mais oui, de temps en temps, ça fait du bien de manger des trucs qui sortent un peu du quotidien.
    Avant de commencer ce Dukan 2.0, j’allais toujours au resto, je voulais manger que des trucs bons, et ça m’a un peu déréglé. Entre une pizza et des légumes grillés sur la carte, mon choix était tout réfléchi. Pas question que je me prive. Il faut profiter de la vie non ?

    Oui, sauf que quand je satisfaisais mon palais avec des aliments aussi gras et sucrés à une telle fréquence, c’est la santé de mon corps qui en pâtissait.Alors concrètement, ça veut dire quoi “profiter de la vie” ?
    Sans parler des conséquences physiques sur mon corps.J’ai compris que mon palais n’est pas le seul à qui je dois faire plaisir. Mon corps a aussi besoin que je le respecte. Alors en dosant mes plaisirs uniquement gustatifs, ça me permet de kiffer sans me prendre la tête.

***
POURQUOI JE N’AIME PAS LE CONCEPT DU CHEATMEAL ?
Parce qu’il sous-entend que le reste du temps, le plaisir n’est pas là.
Et puis quand tu as déjà des troubles alimentaires, avoir comme carotte un cheatmeal où tu peux manger ce que tu veux, c’est un coup à :
• faire une orgie
• culpabiliser juste après en se disant “tout ça pour ça”
• se restreindre toute la semaine qui suit : “faut que j’élimine le cheat meal”.
Je ne trouve ça vraiment pas sain. Il faut bien garder en tête que ce plaisir est là pour…nous faire plaisir. Pas pour que ce soit un but en soi, et encore moins une raison pour se punir ensuite.
***

  • Je me pèse tous les dimanches.
    Les avis sont partagés sur ce sujet. Oui évidemment que je le sens dans mon corps et dans mes jeans si je grossis ou mincis. Mais ça me permet d’avoir un repère concret. Je ne suis pas obsédée par la balance, mais j’ai remarqué que ça m’aidait à orienter mes décisions quand je flanche. Comme j’ai un indicateur palpable, ça me permet d’éviter le “foutu pour foutu” et de profiter sans abuser.
  • Je mange léger le soir.
    A chacune de trouver le rythme qui lui correspond. Certaines préfèreront manger beaucoup le soir et rien le matin. Moi c’est le contraire, je déteste me coucher lourde me lever sans avoir faim. Je fais souvent ma séance de sport le soir après le travail, et je mets du temps à avoir faim une fois ma séance terminée. Donc ce rythme me va plutôt bien. Mais encore une fois, ça dépend vraiment de chacune, alors écoutez-vous, mangez quand vous avez faim 🙂
  • Je fais du sport régulièrement.
    Rien de tel pour ressentir vraiment ton corps. Et puis moi ça met de tellement bonne humeur ! Genre j’ai fait ma BA du jour, plus rien ne peut gâcher cette journée.

CE QUE ÇA M’A APPORTÉ

  • J’ai perdu 20 kilos, petit à petit, en 1 an et demi. Et je suis toujours au même poids aujourd’hui.
  • Je me suis réconciliée avec les légumes et la cuisine.
  • J’ai réappris le goût des aliments.
    Je n’étais pas difficile, j’aimais tout. Mais je ne les appréciais pas à leur juste valeur. Aujourd’hui, j’ai envie d’une salade, ou d’une poêlée de champignons/courgettes/oignons.
    Je me suis réconciliée avec les aliments que j’associais à un régime. J’ai appris à les cuisiner et j’apprécie davantage de manger un plat que j’ai fait plutôt qu’un repas Picard déjà fait.
  • Je ne considère plus comme une frustration le fait de ne pas prendre de dessert si je n’ai plus faim. Je sais que si je le mange j’aurai mal au ventre et je m’en voudrai d’avoir privilégié mon palais plutôt que mon corps. En fait c’est ça le but : trouver comment satisfaire son palais ET son corps.
    (Evidemment, parfois je mange un dessert sans en avoir faim, parce qu’il me fait GRAVE envie. La différence c’est qu’avant c’était systématique)
  • J’écoute mon corps beaucoup plus facilement.
    En fait quand tu manges des trucs sains ET que tu aimes bien, tu es davantage à l’écoute. Tu te fais plaisir, mais tu sais que tu donnes de l’énergie à ton corps, avec des vrais nutriments.
    Alors c’est sans doute uniquement psychologique, mais je trouve que ça développe la communication avec ton corps (ça y est, la meuf vire folle haha).
    Mais c’est vrai !
    Quand tu manges des trucs gras et sucrés souvent, difficile de savoir d’où vient ce mal de ventre. Ces boutons. Cette fatigue.
    En mangeant des aliments pour la plupart bons pour mon corps, j’arrive mieux à analyser ce qui lui plait ou pas. Je le ressens beaucoup plus.
  • J’en ai appris beaucoup sur la nutrition. Et pas seulement sur les régimes. J’ai commencé à lire des livres, des blogs, des vidéos… Je me suis vraiment passionnée par la nutrition, le fonctionnement de mon corps et la psychologie.

POUR RÉSUMER

Finalement ce régime m’a permis de perdre 20 kilos, mais surtout à davantage m’intéresser à moi.
M’intéresser à ce que je donnais à mon corps, à comment il réagissait, et à comprendre pourquoi.
Avant, je me laissais vivre sans jamais réfléchir et sans considérer les besoins de mon corps et de mon esprit.

Aujourd’hui ? Je suis toujours cette “méthode” au quotidien, de façon très naturelle.
Et je bascule dans la Zermatisation, en essayant la pleine conscience (voir mon article sur l’Alimentation Intuitive). Parce que c’est vraiment une pratique qui m’attire.
Petit à petit en avançant pas à pas et sans me mettre de pression.

Au final, je pense que cette étape de DUKAN 2.0 était essentielle pour moi, pour commencer le chemin de la Zermatisation.
J’avais besoin de me sentir cadrée, mais avec mes propres règles.

 

Je suis curieuse de savoir ce que tu en penses, ce que mon parcours t’inspires ?
Quelle est ta façon de voir les choses aujourd’hui ?

 

Bisous ♥

6 Commentaires

  1. cécile
    30 juin 2017 / 15 h 47 min

    Merci bcp pour ton article. Je te rejoins sur quasi tout les points mais c’est pas évident d’installer les bonnes habitudes dans la durée…
    Continue d’écrire, c’est vraiment sympa de te lire et ça motive.
    Biz!

    • 30 juin 2017 / 16 h 24 min

      Merci Cécile pour ton commentaire !
      Non c’est clair que c’est pas facile. Je pense qu’il faut vraiment essayer et trouver ce qui nous correspond à un moment t. En fonction des besoins et de l’état d’esprit qu’on a aujourd’hui. Moi c’était vraiment retrouver mes sensations alimentaires, réapprendre à manger et à cuisiner.
      Si ça peut motiver c’est cool en tout cas !
      Bisous 🙂

  2. Séverine
    12 novembre 2017 / 18 h 34 min

    Bonjour Elyane, merci d’avoir créer ce blog pour se sentir moins seule. Après des années de régimes et de poids yoyo, je suis devenue compulsive. Je n’arrive pas à trouver la force pour me remettre vers la voie de l’équilibre. Peux tu me transmettre ton e book gratuit. le lien ne fonctionne pas. Merci encore pour ton partage !

    • 14 novembre 2017 / 10 h 09 min

      Bonjour Séverine,
      Je t’ai envoyé mon ebook 🙂
      Par contre, c’est essentiellement des recettes, ça peut t’aider à remettre un peu d’ordre, au global, mais pas arrêter tes compulsions.
      Le travail à faire est davantage sur toi, sur ce qu’il y a autour de ces compulsions.
      Prends soin de toi, bonne journée.

  3. Elise
    7 décembre 2017 / 21 h 47 min

    Merci de tes témoignages, vidéos, etc….on se sent moins seule! …j’en suis loin de l’alimentation intuitive mais j’essaye, je me casse pas mal la figure, mais à force les chutes finiront par être moins nombreuses! Peux tu m’envoyer ton ebook, le lien ne marche pas. Merci beaucoup!

    • 9 décembre 2017 / 7 h 56 min

      Coucou Elise 🙂
      Je t’ai envoyé mon ebook ! Mais ce n’est que des recettes, pas vraiment de rapport avec l’alimentation intuitive pour le coup 🙂
      Très bonne journée !

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