Maigrir ou guérir, choisis ton camp.

Maigrir ou guérir, choisis ton camp.

 

T’en as marre de te sentir plus grosse que tout le monde.


Toi, tu veux juste passer inaperçue.

T’en peux plus des remarques vexantes sur les gros, même si elles te sont pas directement adressées.
T’esquives toutes les vacances entre potes. Parce que t’as pas envie qu’ils te voient en maillot.

Ton poids te gâche la vie.

 

Du coup t’as qu’un seul truc en tête.
Tu veux maigrir à tout prix.

Erreur fatale. 

 

Moi aussi je pensais que maigrir allait régler tous mes soucis.

  • que j’allais avoir enfin confiance en moi,
  • que mes compulsions alimentaires allaient disparaitre,
  • que j’allais enfin me sentir bien.

Raté. 

 

Pourquoi faire un régime, c’est perdre le lien avec ton corps

Ne plus rentrer dans tes fringues,
Te sentir jugée,
Te comparer sans cesse,
Regarder ton gras qui dépasse.

 

Ces trucs te bouffent la vie, du coup tu te restreins et tu fais du sport pour dépenser des calories.

Oui parce que c’est facile finalement, de perdre des kilos.
Tu manges moins, moins gras, moins sucré.

Hop, 3 mois après t’as perdu 10 kilos.

 

Alors peut être que physiquement, tu te trouves canon.
Mais à l’intérieur de toi, c’est le bordel.

Tu alternes entre les périodes où tu manges sain et les périodes où c’est la cata, où tu fais n’importe quoi.
Tu réussis plus ou moins à stabiliser ton poids, mais tu comprends pas pourquoi parfois tu craques sur des trucs gras et sucrés.

Alors que tu sais que c’est pas bon pour toi.

 

En fait, c’est juste que pendant ce régime, tu n’as pas appris à t’écouter.
T’as juste appliqué des règles.

  • Tu manges un petit déj alors que t’as pas faim au réveil, “parce que askip le petit déj est le repas le plus important”.
  • Tu manges que des légumes le soir alors que t’as la dalle après ta journée de boulot, “parce que askip il faut manger léger le soir”.
  • Tu grignotes pas à 11h alors que ton ventre crie famine, “parce que grignoter, c’est le diable”.

Ça t’aide surement à perdre des kilos sur le moment, mais pas à mieux comprendre ton corps.

 

Ton corps, s’il te parle, c’est pas pour rien.
Il sait quand il a faim. Quand il a plus faim. Et de quoi il a besoin.

Et il le sait mieux que toutes ces règles qui te disent quoi faire.

Du coup :

  • il comprend pas pourquoi tu manges pas quand il te dit : “hey, j’ai faim”.
  • il comprend pas pourquoi tu lui donnes de la salade alors qu’il te demande du pain et du fromage.

 

Quand il en a marre d’être ignoré, ton corps essaye de te parler autrement : il fait grandir tes envies.

Envies que tu ignores. 1 jour, 1 semaine, 1 mois… jusqu’au craquage.
Tu peux rien faire contre ces craquages : ton corps est le seul maitre à bord et tu peux rien y faire.

 

Donc oui, quand tu finis la tête dans les gâteaux : c’est ton corps qui te parle.
C’est ton corps qui te dit : “hé. C’est moi qui décide ici. J’ai des besoins, et je vais te dire quoi faire”.

Evidemment toi, t’as pas envie de l’écouter.

Parce que t’as l’impression que tout ce dont il a envie, c’est des trucs gras et sucrés.
Mais en fait, s’il a envie que de ça, c’est justement parce que tu lui as interdit les trucs gras et sucrés.

 

Si tu arrêtes de le restreindre et tu commences à lui faire confiance, tu verras qu’en fait, ton corps a envie d’un peu de tout.

Oui parce qu’à la base, ton corps il veut juste t’aider.
Te permettre de faire ce que tu veux dans ta vie.
Et il sait bien que c’est pas en mangeant que des pizzas et du chocolat qu’il va y arriver.
Il a besoin d’énergie.

 

Ca veut pas dire qu’il aura jamais envie de trucs gras et sucrés.
Le plaisir, ça fait aussi partie de ton bien être. Et priver ton corps de plaisir,  c’est le frustrer.

 

A toi d’analyser les réactions de ton corps à chaque fois que tu manges quelque chose.

  • Avant de manger :
    De quoi t’as envie ? Qu’est-ce qui t’attire ? Un truc chaud ou froid ? Sucré ou salé ?
  • Pendant :
    Est-ce que c’est le goût auquel tu t’attendais ? C’est quoi que t’aimes vraiment dans cet aliment ? L’acidité ? La douceur ? La légèreté ? Est-ce que t’en as encore envie ?
  • Après :
    Comment tu te sens ? Est-ce que tu es satisfaite de ce que tu as mangé ? Est-ce que tu te sens bien dans ton corps ? En forme, avec + d’énergie ? Ou au contraire toute molle et lourde ?

 

En t’intéressant à tes sensations alimentaires et corporelles, tu vas apprendre à refaire confiance à ton corps.
Tu vas apprendre :

  • À manger une salade, parce que t’en as vraiment envie.
  • À manger la moitié d’un cookie, parce qu’il n’est pas si bon que ça finalement.
  • À laisser la fin de tes pâtes carbo, parce t’as plus faim.

 

Faire ces choix parce que tu les ressens et pas parce qu'”il parait que c’est mieux”.
Ça change TOUT.

Cette confiance en ton corps, elle est essentielle si tu veux arrêter de stresser à chaque fois que tu manges.

 

T’as peur que “faire confiance à ton corps” te fasse grossir ?
Je te donne rendez-vous à la fin de l’article 😉

 

 

Pourquoi “vouloir maigrir” c’est fuir tes émotions

Avant de perdre 20 kilos, j’avais cet espoir que maigrir allait changer ma vie.

 

Que j’allais avoir + confiance en moi.

Que j’allais être capable d’aller vers les gens. Que ma timidité allait s’envoler. Que j’oserais plus.
Que je serais cette fille qui assume ses opinions, qui n’hésite pas à dire ses 4 vérités à sa collègue ou à sa pote qui la prend de haut.

J’ai cru que j’allais être à l’aise en toutes circonstances.

Que je serais enfin moi-même.

 

Mwai.
Que dalle.

 

Oui, physiquement tu te sens mieux parce que tu passes inaperçue.
Tu rentres dans du 38, « comme tout le monde ».

Mais en fait, tu te rends compte que t’as zéro changé.

Que t’es toujours la même meuf, avec les mêmes complexes, le même caractère et les mêmes problèmes existentiels.

 

Quand t’y réfléchis, c’est assez logique : à quel moment changer ton physique peut changer ton intérieur ?

 

T’es tellement concentrée sur cet objectif de perte de poids que tes pensées sont irrationnelles.
Tu sais qu’il faudrait que tu travailles sur toi pour être plus heureuse au quotidien.

Mais ton poids t’obsède tellement que tu fais l’autruche.
“Je vais d’abord perdre du poids, ça me permettra de me sentir mieux”.

 

Faire un régime, c’est repousser une occasion d’apprendre à te connaître, à comprendre tes émotions et apprendre à les gérer.

 

C’est pas parce que tu ne les écoutes pas que tes émotions disparaissent.
Ta solitude, ta tristesse, ton ennui. 

Pendant ton régime tu les ressentais moins, parce que ton esprit était occupé.

Mais à la moindre baisse de moral, ces émotions te reviennent en pleine face.
Et comme c’est désagréable, tu manges. Tu te fais des shoots de plaisir pour ne pas voir ce que tu ressens vraiment.

 

Forcément avec ces craquages à répétition tu déprimes. T’es déçue de toi même.
Parce que t’en as marre de te laisser aller, parce que tu sais que ton gras va pas partir comme ça.

 

C’est sur ces émotions que tu dois travailler.
Comprendre comment réussir à vivre avec tes émotions. À les laisser s’exprimer. 

 

Car peu importe le poids que tu perds. Tu ne seras jamais satisfaite.

Parce que ton problème, c’est pas ton poids. C’est pas ton alimentation. C’est ta tête.
Et tant que tu te poses pas un peu pour mieux comprendre ce qu’il se passe là-dedans…  tu auras toujours ce mal-être profond.

 

Alors, prête à abandonner ce “corps parfait” ?

À ce stade de l’article, tu as compris que “vouloir maigrir à tout prix” ne va pas régler tes soucis.

Mais concrètement, est-ce que t’es vraiment prête à abandonner les régimes ?

Pour le savoir, je voudrais te poser une seule question.

 

Qu’est-ce qui te fait le plus mal : être grosse, ou ces crises de bouffe ?

  • Ton corps, tu le montres.

Et même si tu voudrais qu’il soit autrement, tu le montres tous les jours.
Dans la rue, au travail, dans les transports.
À ta famille, à tes amis, à ton copain.
Tu le dissimules légèrement parfois, mais tu le montres quand même.

 

  • Par contre y’a un truc que tu montres à personne. En aucun cas :
    • ce que t’achètes à Auchan en rentrant du taf,
    • ce que tu manges quand t’es toute seule,
    • tes larmes qui coulent quand t’as terminé ton pot de Nutella.

Qui est au courant de ça ?
T’as trop honte pour le partager.
Trop peur que les gens te prennent pour une folle. Pour un monstre incontrolable.

 

Je sais le bordel qu’il y a dans ta tête.
Quand au magasin tu prends un paquet de gâteaux, que tu le reposes, que tu le reprends, que tu le reposes.
3, 4, 5 fois.

Parce que ton cerveau fait 50 mille allers retours entre :

  • “je vais manger sain” et
  • “fuck, je veux manger des trucs fat”.

 

Je connais trop bien cette sensation étrange et incontrôlable où ça y est, tu rentres dans ta bulle :

  • tu achètes ce qui va composer ton festin, en étant sure que tu ne vas manquer de rien,
  • tu t’installes avec toute cette nourriture,
  • tu ingurgites tout, jusqu’à la dernière miette. Ou jusqu’à l’écoeurement, ça dépend.

 

Puis vient cette culpabilité instantanée qui détruit tout sur son passage : ton estime de toi, ton optimisme, ton bonheur.

Tu te dis “plus jamais”.
Ça fait mal, tu te dégoutes, tu te détestes d’avoir craqué.
Encore une fois.

 

Fais moi une promesse.
La prochaine fois que tu te dis “il faut vraiment que je maigrisse”.

  • je veux que tu penses à ce moment exact où tu as honte de toi-même et que tu as l’impression que ça ne s’arrêtera jamais.
  • je veux que tu prennes conscience que vouloir absolument maigrir mène directement à ces troubles.
  • je veux que tu te souviennes que ces troubles ne partiront JAMAIS tant que tu n’acceptes pas ton corps.

 

Si je te demande quelle est ta priorité entre Maigrir et Avoir une relation saine avec la nourriture.
Tu vas répondre “Maigrir”.

 

Parce que la pression du physique est trop forte.
Le regard des autres est oppressant.

 

Du coup j’aimerais te poser la même question, un peu différemment.
En parlant plutôt des conséquences de ces deux options.
Parce que finalement, c’est ça qui compte, non ?

 

MAIGRIR
C’est se restreindre, faire des crises, se détester.
Se restreindre, faire des crises, se détester…
Se restreindre, faire des crises, se détester.

Résultat :

  • tu fais du yoyo avec ton poids
  • et tu as encore plus de crises qu’avant.

 

AVOIR UNE RELATION SAINE AVEC LA NOURRITURE
C’est remettre l’alimentation à sa place.
Lui redonner cette fonction de te nourrir, de te faire vivre et d’être un moment de plaisir.

Résultat :

  • tu retrouves tes sensations alimentaires,
  • t’es sereine face à de la nourriture,
  • tu fais confiance à ton corps,
  • et ton poids reste stable, sans efforts au quotidien.

 

Parlons du poids d’ailleurs.
En choisissant l’option 2 : le chemin de la réconciliation avec la nourriture.
Je ne peux pas te dire si ton poids sera plus haut ou plus bas que ton poids d’aujourd’hui.

 

Mais quand t’y réfléchis 2 secondes.

Ton corps, pour fonctionner, il a besoin d’aliments variés. Pas que de pizzas.
En mangeant à ta faim et en écoutant tes envies,
tu vas manger un peu de tout, et tu auras de moins en moins de crises.

 

Du coup, il y a de bonnes chances pour que ton poids final t’aille plutôt bien 🙂


Et même si ce chemin est plus long que le chemin des régimes.
La destination est mille fois plus attirante.

Faire la paix avec la nourriture. A vie.
Au fond de toi, tu sais que c’est ça qui te rendrait heureuse.
Non ?

 

CONCLUSION

J’espère qu’en lisant ces mots, tu prends conscience que “maigrir” n’est en fait qu’un fantasme.

  • un fantasme excitant, une promesse d’un corps de rêve, d’une nouvelle vie.
  • un fantasme ancré en nous (cimer la société).
  • un fantasme irréel qui te détruit.

 

J’aimerais aussi que tu réalises à quel point c’est beau et enrichissant d’apprendre à mieux se connaitre.
Avoir une relation saine avec la nourriture te permet de développer de nouveaux outils pour faire face aux aléas de la vie.
De devenir plus forte jour après jour.
Tu vas vivre plus sereine. Plus heureuse.

 

Laisse la nature reprendre le dessus sur toutes ces contraintes que tu te mets.
Écoute ton corps plutôt que la société.

 

Gagne du temps et ne fais pas la même erreur que moi.

 

J’ai passé 2 ans à me concentrer sur mon poids. J’ai perdu 20 kilos mais j’ai rien appris sur moi pendant ces 2 ans.
Et j’ai continué d’avoir des crises.

Attaque-toi aux vrais problèmes directement.

Et si vraiment ton poids t’obsèdes.
Si tu te dis que tu DOIS perdre du poids à tout prix.
Et que tu ne peux rien faire d’autre pour le moment.

 

Je ne te le conseille pas, mais “je t’autorise” à te tourner vers un rééquilibrage alimentaire TEMPORAIRE.
Parce que je crois que parfois, t’as juste besoin d’aller à ton rythme. De faire tes propres expériences pour décider de ce qui est bon pour toi.

 

Mais s’il te plait. Promets-moi une chose ?


Garde toujours en tête que ce rééquilibrage alimentaire n’est que de passage, et qu’il n’est pas tenable à vie.
Que ton objectif final, c’est de manger intuitivement et de faire la paix avec la nourriture.

Pas de maigrir.


L’objectif, c’est ton bien être.

L’objectif, c’est d’être sereine face à de la brioche au Nutella 🙂

 

Et si tu te poses la question.
Oui, tu es assez forte pour y arriver 😉

 

PS : J’ai pris énormément de plaisir à écrire cet article. Et même si ça prend un temps fou de poser des mots sur ces émotions qu’on ressent, je crois que ça vaut le coup parce que ce message doit être entendu. T’es d’accord ?

Je me suis lancé dans une mission importante à mes yeux.
Propager le Développement Personnel Alimentaire, pour que plus aucune femme ne souffre de TCA.

Et j’espère t’embarquer avec moi dans cette belle aventure 🙂
Parce qu’on a toute une voix. Et que toute ensemble, je crois qu’on peut avoir un énorme impact positif sur notre bien-être.

Alors si cet article te parle et que tu veux faire partie de l’aventure, tu es la bienvenue.
N’hésite pas à le partager dans ta story Instagram si tu penses aussi que ce message doit être entendu.

Merci pour ton aide et bienvenue dans l’aventure.
C’est que le début 🙂

 

13 Commentaires

  1. Karine
    29 octobre 2017 / 17 h 04 min

    Merci pour ton article Il tombe à pic moi qui voulait entamer un énième régime lundi ! Foutaise ! Il faut effectivement prendre le problème différemment.
    Je vais relire ton article jusqu’à ce que ça rentre dans ma petite tête

    • 29 octobre 2017 / 17 h 54 min

      Hello Karine, ravie que cet article arrive juste à temps 🙂 Non mais c’est clair que la difficulté de résister aux régimes, elle est partout !
      Entre nous notre vision de notre corps, la pression de la société et puis surtout le fait que “faire attention” soit un vrai sujet de société.
      Quand tu viens de terminer ton gâteau aux chocolat et que t’entends une fille dire que depuis qu’elle a arrêté le sucre elle a perdu 5 kilos. T’as envie de faire pareil !
      C’est pas facile de s’extraire de tout ça, mais je pense que le chemin se fait petit à petit.
      Je te souhaite d’apprécier tout ce que tu manges demain alors 😉
      Pense à faire du bien à ton corps et à ta tête, et tout ira bien !
      Et merci beaucoup pour ton commentaire.

  2. Rach
    29 octobre 2017 / 20 h 50 min

    Merci pour ce merveilleux article, merci du fond du cœur. Il me donne envie de pleurer mais bordel, merci pour ces mots, ces mots qui frappent, mais tellement réaliste. Merci de m’avoir ouvert les yeux à ce point…

    • 30 octobre 2017 / 14 h 05 min

      Hello Rach,
      Oh merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire l’article.
      Je suis contente qu’il t’ait parlé, parce que justement mon but c’est de parler de ce sujet trop tabou. Et avec mes mots, parce que je sais que si je pense comme ça, je ne suis pas la seule. On se sent souvent trop seule dans ces moments-là, et je voudrais à la fois dire que non, on est pleins à ressentir ça, mais surtout donner de l’espoir, que ça va aller. Parce que se rendre compte et comprendre, c’est le premier pas vers + de sérénité 🙂

  3. Bettina
    30 octobre 2017 / 9 h 09 min

    Tes articles parlent vrais. Merci.
    Ps: ton e-book n’est plus accèssible?

    • 30 octobre 2017 / 14 h 05 min

      Merci beaucoup !
      Malheureusement plus pour l’instant depuis le blog. Mais je peux te l’envoyer par mail si tu veux ?

      • Bettina
        14 novembre 2017 / 0 h 33 min

        Avec grand plaisir : lulu_v38@hotmail.fr
        Merci pour le temps accordé.
        Et surtout merci pour la qualité de tes articles. Il y a tellement peu de bonne documentation sur le sujet.. la majorité cache des pseudos régimes et vente de produit derrière.
        Grâce à tes articles, je recommence à croire qu’il y a vraiment une issue aux TCa, et pas du genre édulcorée. Une issue qui coûte émotionnellement mais qui se traduit par beaucoup de bienveillance. Et ça on l’oublie trop souvent.

        • 14 novembre 2017 / 10 h 05 min

          C’est envoyé 🙂
          Merci beaucoup pour ces encouragements, ça me fait super plaisir !! Et je suis complètement d’accord sur le peu de documentation approfondie et accessible sur le sujet… Oui il y a une issue, et même si ça passe par de moments difficiles, il s’agit à la fin de mieux se connaître pour mieux réagir. Ça ne peut qu’être bénéfique, même si ça prend du temps 🙂

  4. Muriel
    5 novembre 2017 / 16 h 50 min

    Merci ce bel article où on sent que ce sont tes tripes qui parlent. Il me fait prendre du recul par rapport à ma situation actuelle.

    Adolescente, je me suis toujours trouvée bien moins mince que les autres, un peu ronde sans que cela n’entame ma joie de vivre. Puis jeune adulte, suite à un séjour en Angleterre, j’ai pris 12kg de junk food. Pas déprimée pour un sou, à mon retour en France, je me suis inscrite à un club de fitness et j’ai fait plus attention à mon alimentation. Un an après, je m’étais détestée de 15kg.

    Cette année-là, après des tentatives infructueuses de régimes restrictifs, j’ai découvert le livre de Zermati qui m’a réappris à m’alimenter normalement. Je n’étais plus centrée sur mon apparence même si, au fond de moi, j’avais toujours le sentiment d’être moins bien fichue que les autres. J’ai vécu dans cette “insouciance” pendant 12 ans en continuant à faire du sport deux fois par semaine pour mon plaisir.

    A la fin de l’été dernier, je me suis rendue compte que je ne rentrais plus dans mes fringues. Ayant arrêté le sport depuis quelques mois et fêté mon mariage et la réussite d’un concours à coup de très bons repas trop copieux pendant 2 mois, je ne pouvais que m’épaissir. Je me sentais très mal à l’aise dans mon corprs pour la première fois depuis des années. Mais en voyant des photos, j’ai réalisé que toutes ces années où je me trouvais pas terrible, j’étais mince. Je faisais du 36/38 et pourtant je ne me pensais pas assez bien. Aujourd’hui, je me suis remise au sport et je suis entre rééquilibrage alimentaire et “méthode” Zermati mais je réalise que je me mets trop de pression. Je fais du 40 donc objectivement, je n’ai pas de problème de poids. Seulement, en me comparant à d’autres, je me trouve trop ronde. Je sais que je vais perdre les kilos superflus lentement mais durablement. En fait, si j’ai été incapable de me voir telle que j’étais pendant toute la première partie de ma vie, c’est tout bêtement parce que je manque de confiance en moi et que je suis une insatisfaite chronique. Ce sont ces sentiments que je dois travailler au lieu que de me focaliser sur mes rondeurs.

    Merci pour ce miroir que tu m’as tendu et qui m’a permis d’y voir plus clair.

    • 5 novembre 2017 / 18 h 21 min

      Bonjour Muriel,
      Tu as tout dit : c’est un problème de confiance en soi. Et en fait tout vient toujours de là. Ça se manifeste différemment selon les personnes et leur vécu. Les conséquences en lien avec l’alimentation vont être directement liées à ce que chacune a mis en place toutes ces années pour enlever ce poids “en trop”. Mais l’origine de ce mal être est bien la confiance en soi. Et c’est rare qu’on s’y intéresse en profondeur.
      Merci beaucoup pour ton partage, c’est très intéressant de voir à quel point nos vécus peuvent être différents mais se retrouver finalement tous au même endroit.
      Merci.

  5. Sabine
    10 novembre 2017 / 9 h 20 min

    Super article ! 🙂
    Ayant vécu des crises de boulimie jusqu’à très récemment, j’adhère à 100% avec ton message pour retrouver une relation sereine avec la nourriture.
    J’aimerais te confier ma façon de voir les choses pour être en paix avec la nourriture après m’être fait ma petite réflexion.
    La base de tout, je pense, que c’est l’indulgence envers soi-même. Ensuite, il faut accepter l’idée que tout le monde est imparfait et que tout le monde doit faire face quotidiennement à des émotions aussi bien positives que négatives et qu’il est normal de vouloir soit les décupler (pour les émotions positives) soit les apaiser (pour les émotions négatives). Puis, c’est d’accepter que la nourriture est une source de réconfort aussi bien valable que toute autre forme de réconfort. Donc si je veux “bouffer juste parce que j’ai envie de bouffer” (même si je viens de sortir de table, même si je n’ai pas faim…), et bien c’est O.K., il n’y a pas de soucis, je le fais.
    Voilà voilà,
    dis-moi ce que t’en penses 🙂

    • 10 novembre 2017 / 13 h 48 min

      Coucou Sabine,
      Merci beaucoup pour ton message, il me fait super plaisir !

      Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis.
      Je pense effectivement que c’est très important de comprendre que ces crises, c’est juste ta façon à toi de gérer ces émotions. C’est normal d’avoir des émotions, et ton corps réagit comme ça parce que c’est comme ça qu’il a appris. Donc il n’y a pas de raison de lui en vouloir. Et surtout il fait ça pour prendre soin de toi.

      Je pense d’ailleurs que c’est pas en combattant ces crises qu’elles vont arrêter, au contraire. Te concentrer sur elles ne fait qu’amplifier cette attente/déception par rapport à soi quand on n’y arrive pas (et forcément, on n’y arrive pas).

      Je pense plutôt qu’il faut :
      – s’intéresser à ces émotions, savoir ce qu’elles sont. Parce qu’en mangeant instantanément, tu ne prends pas le temps de ressentir. Si ce sont des émotions par ci par là, manger te fera du bien et tu rebondiras. En revanche, si c’est des émotions récurrentes qui t’empêchent d’avancer, manger ne changera rien et ne te poussera pas à travailler sur cette émotion.
      – et du coup quand tu cernes un peu mieux quelles émotions te provoquent ces envies de manger, tu peux essayer de réfléchir à d’autres façons de t’apaiser qui ont un lien avec cette émotion. Ça permet d’alterner entre plusieurs solutions, ou de faire les 2 mais peut-être moins intensément.

      Je dis ça mais l’idée c’est que tout se fasse naturellement, petit à petit. La première chose à comprendre c’est comme tu dis, ne pas s’en vouloir parce qu’on a craqué. C’est complètement normal, c’est que tu en avais besoin.

      Je ne sais pas si tu es d’accord avec ce que je dis, mais en tout cas merci beaucoup d’interagir, ça me touche vraiment que tu aies pris du temps pour ça 🙂

      • Sabine
        10 novembre 2017 / 18 h 51 min

        Merci pour ta réponse super approfondie et intéressante !
        Je suis tout à fait d’accord qu’il est utile de s’interroger sur l’émotion qui a déclenché la pulsion de vouloir manger car il est alors possible de la gérer autrement, voire de travailler dessus et de ne plus avoir cette émotion. Mais ce qui me paraît assez complexe, c’est que nous sommes submergés par une multitude d’émotions à longueur de journée et que même si on le voulait, on ne pourrait pas toutes les identifier et travailler dessus…
        Enfin bref, en tout cas, ça me semble une très bonne chose de vouloir essayer de travailler sur les émotions récurrentes !
        Voilà voilà…
        Vraiment merci pour ce super blog, ça m’apporte beaucoup !

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