MON AVIS SUR L’ARTICLE DE LUCILE W. : “Les 10 erreurs qui vous empêchent de perdre du poids”

MON AVIS SUR L’ARTICLE DE LUCILE W. : “Les 10 erreurs qui vous empêchent de perdre du poids”

Hello Lucile, 

 

Tu écris des articles pour aider les femmes à se sentir mieux, pas vrai ?
Donner des “conseils hyper simples à appliquer”, quoi de mieux ?

 

hm… pas si vite…

Et si tes articles provoquaient l’effet inverse ?

Et si ces conseils se transformaient en obsessions déclencheuses de troubles du comportement alimentaire ?

Et si on n’arrive pas à appliquer un “conseil hyper simple”, Comment on se sent après ça ?

 

Je ne pense pas que tu sois un tyran qui veuille torturer psychologiquement les femmes (bien au contraire ^^).
Et c’est pourquoi je veux attirer ton attention sur certains points dans cette analyse d’article.

 

J’ai l’habitude de lire tes articles que je trouve souvent très intéressants et motivants.
Même si je ne suis pas toujours d’accord avec toi 🙂

Pour ton dernier article “Les 10 erreurs qui vous empêchent de perdre du poids”, j’avais beaucoup de choses à dire.
Alors je me suis dit, pourquoi pas compiler mes commentaires ici ?

 

Nous sommes toutes différentes, et si ton article va surement aider certaines filles à se sentir mieux dans leur corps, j’aimerais attirer ici l’attention sur les détails qui pourraient, au contraire, avoir un impact négatif sur beaucoup d’autres filles.

 

Être obsédée par la perte de poids et appliquer des conseils restrictifs, c’est souvent comme ça que l’on développe des troubles du comportement alimentaires.

Au contraire, j’aimerais encourager les gens à d’abord se faire confiance, à d’abord s’intéresser à leurs sensations alimentaires et corporelles

Notre corps est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour lui. Et pourtant, avec tous ces conseils qu’on nous donne depuis des années et cette pression pour être mince, on ignore notre corps. On ne se fait plus confiance.

 

Faire confiance aux signaux que notre corps nous envoie et être bienveillant avec lui, je crois que c’est la base essentielle pour être capable de faire le tri dans les conseils qui pourraient améliorer notre bien-être.

 

C’est parti pour les 10 conseils re-visités 🙂

 

Mon avis :

Tu encourages les gens à se demander pourquoi ils mangent et je trouve ça super.

J’ajouterai la question : “est-ce que j’ai faim ou pas ?”.

On encourage ainsi l’analyse de ses sensations corporelles et on améliore la confiance en sa capacité à écouter ses signaux de faim.
Plutôt que juste appliquer des règles qui ne sont pas universelles.

 

Par contre je trouve ça dommage de diaboliser le grignotage.
Comme si ce n’était pas normal d’avoir faim entre 2 repas.

On peut parfaitement avoir faim 3h après un repas, sans pour autant se dire qu’on aurait dû manger davantage.
Il y a des personnes qui se sentent mieux en mangeant un peu mais régulièrement. Et d’autres qui préfèrent manger beaucoup, mais moins souvent.

Chacun peut savoir ce qui lui correspond en s’entraînant à écouter ses signaux de faim et de satiété.

Pour ce qui est de l’envie de manger sans faim, ça peut effectivement être lié à l’ennui.
Il faut essayer de comprendre quel besoin on essaie de combler en mangeant.
Ennui, stress, angoisse ?

Il n’y a pas vraiment de problème à manger pour se faire du bien. Tout le monde mange pour se faire plaisir 😉
Le problème est surtout quand manger devient la seule façon de s’apaiser.
Et qu’on ne prend aucune autre action pour apprendre à gérer ses émotions, et aller mieux en profondeur.

 

Gros panneau rouge ATTENTION sur : “le grignotage est votre pire ennemi”.
Ça renforce l’idée d’un rapport conflictuel avec la nourriture. Or, on doit absolument s’enlever de la tête cette idée qu’on serait en guerre contre le grignotage ou la nourriture en général.

Je préfère voir ces envies de manger comme un coup de fil d’un ami (notre corps) qui veut nous dire quelque chose.
A nous d’apprendre à parler son language, car cet ami ne nous veut que du bien 🙂

 

Mon avis :

Déjeuner léger alors qu’on a faim, juste pour perdre du poids, c’est effectivement mauvais et contre productif.
Alors merci de le rappeler Lucile 🙂

 

Cependant, l’utilisation du terme “bon déjeuner” nourrit l’idée de bien et de mal dans la nourriture.
Ça voudrait dire qu’il y a des “mauvais déjeuner”. Et donc des aliments bons et d’autres mauvais.
Je suis contre l’idée de diaboliser certains aliments.

Pourquoi ?

Parce que ça nourrit la culpabilité dès qu’on ne mange pas “les bons aliments”.
Conséquence ?

Après avoir mangé un “mauvais aliment”, on se sent nul (super) et on se restreint pour rattraper cet “échec”.
Puis en général on entre dans un cercle restriction-craquage, dévastateur pour la confiance en soi.

 

“Pas de dessert !”
C’est contre productif. L’interdiction amplifie l’envie, c’est scientifiquement prouvé.

 

Voila ce que je propose à la place.

Demandez-vous : “est-ce que j’ai encore faim après mon repas ?”

  • Non : je peux laisser ce dessert et y revenir plus tard quand j’aurai faim et si j’en ai encore envie. Il ne va pas disparaitre.
  • Oui : OK pour le dessert mais je ne suis pas obligée de le manger en entier si je n’ai plus faim après 3 bouchées. De toute façon je n’aime pas me sentir ballonnée après manger.

 

S’interdire un dessert sans se demander pourquoi, c’est frustrant.
Ça va à l’encontre de ton envie et de tes habitudes.

Par contre si tu prends le temps d’écouter tes sensations alimentaires. Et que tu te rends compte qu’avec une bouchée de plus tu te sens ballonnée. Tu choisis consciemment de manger ce dessert plus tard ou pas du tout.
Et ça change tout.

 

Lucile, je pense que c’est pour cette raison que toi tu ne prends pas de dessert.
Parce que tu te sens ballonnée et moins énergique quand tu en manges, non ?

Notre corps sait ce qui est bon pour nous.
Notre corps nous envoie des signaux et je crois qu’il faut encourager les gens à apprendre à ressentir ces signaux.
Les ressentir et à leur faire confiance en les écoutant.

 

Mon avis :

Concernant l’alimentation, évidemment c’est important de bien manger avant et après. Par contre pour moi la première raison c’est pas d'”éviter le méga gueuleton du soir ensuite” mais plutôt d’avoir assez d’énergie pour faire du sport sans danger et être plus performant.

 

“le diner idéal” c’est surtout manger à sa faim.

Imposer “un diner léger” encourage les gens à ne pas s’écouter eux.
Ca renforce l’idée qu’ils ne sont pas capables de s’écouter ou qu’ils ne doivent pas faire confiance à leur corps.

Écoutez-vous.

Si votre ventre crie famine et vous empêche de dormir, vous avez surement besoin de manger plus.
Si en vous réveillant le lendemain matin vous vous sentez barbouillée, vous avez peut-être trop mangé, ou trop lourd.

Faites l’expérience par vous-même, c’est important 🙂

 

Mon avis :

Je suis complètement d’accord avec cette idée de changer d’activité si on sent qu’on s’ennuie ou qu’on ne prend plus de plaisir.
Merci Lucile aussi de rappeler que c’est OK de faire des pauses.

L’activité physique est effectivement essentielle pour la santé et le bien être, mais c’est aussi essentiel de savoir s’écouter quand on est fatiguée.

 

En revanche, je trouve dommage d’associer le sport aux calories 😅

Tu expliques plus bas qu’il ne faut pas compter ses calories mais ici il faudrait les prendre en compte ?
Ça sous-entend de faire du sport pour maigrir, ce que tu déconseilles – à raison – dans le point N°7.

Même remarque pour les étirements et la silhouette “allongée”.

Les bénéfices des étirements sur le stress, les muscles et la re-connexion avec son corps sont déjà tellement géniaux qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Dommage de ramener ça à la silhouette. Même si ça n’est pas ton idée, on nous tanne déjà tellement avec l’idée que seul les corps fins seraient beaux…
Pas super pour la confiance en soi.

 

Mon avis :

100% d’accord 🙂

 

Mon avis :

Complètement d’accord aussi.

Par contre attention à ne pas culpabiliser quand on choisit les chips ou la pizza.

C’est bien de manger des aliments de qualité “la plupart du temps” et d’ailleurs je vous encourage à l’expérimenter pour vous en rendre compte par vous même 🙂

Mais ça ne veut pas dire que vous avez échoué si vous mangez une pizza.
Si c’est ce qui vous fait plaisir à ce moment là alors tant mieux. Appréciez votre pizza.

 

J’en profite pour introduire la notion de satisfaction qui est EXTRÊMEMENT importante.

L’objectif est d’être satisfait de votre alimentation.
Et la satisfaction est un tout. C’est ce qui fait du bien à votre corps ET à votre tête.

 

Lucile, je pense que ça t’arrive de manger des pizzas, et que tu n’en fais pas tout un plat.
Parce que tu sais qu’intuitivement le lendemain tu auras envie de légumes.
Parce que tu sais écouter ton corps et que tu veux lui faire du bien.

 

Le risque ici est qu’une personne qui n’a pas encore appris à écouter son corps va surement culpabiliser en mangeant sa pizza.
Au lieu des “aliments de qualité” que tu préconises.

Du coup cette personne va aussi surement manger des légumes le lendemain…
Mais par restriction. Et pas parce qu’elle en a envie.

La restriction entraînant la frustration et les “craquages”…
…trop tard… C’est le retour du terrible cercle restriction-craquage.

 

Je préfère que les gens apprennent à s’écouter et à se demander ce qu’ils ressentent physiquement quand ils mangent une pizza.

  • S’ils choisissent d’en manger moins, ça sera parce qu’ils ont envie de se sentir bien. Pas parce que la pizza “c’est le mal”. 
  • Et s’ils choisissent d’en manger trop, ils sentiront que leur digestion ne sera pas top. En apprenant à s’écouter, ils auront surement moins faim au prochain repas. P’tet même qu’ils auront une irresistible envie de légumes 😛

 

Pour résumer ma pensée : NON aux calories, mais NON aussi à toutes les règles “externes à votre corps”.
Votre corps sait ce dont il a besoin. Il faut juste réapprendre à l’écouter et à lui faire confiance.

 

Mon avis :

“C’est débile de penser comme ça.”

Bouchez vous les oreilles, vous n’êtes pas débile.
C’est juste que c’est ce qu’on vous a rabâché depuis toujours ^^
#bienveillance

 

En plus de ces informations nutritionnelles intéressantes, merci Lucile.
J’ajoute qu’au lieu d’arrêter de manger des frites parce qu’on vous a juré que c’était pas bon. Si vous analysiez vos sensations pendant la séance de sport, et après avoir mangé ?

  • “Est-ce que vous êtes aussi performant quand vous avez mangé des pâtes complètes avec des légumes, que quand vous avez mangé des frites ?”
  • “Est-ce que vous vous sentez aussi en forme quand vous avez mangé un porridge, que quand vous avez mangé 2 pains au chocolat ?”

 

Votre corps sait ce dont il a besoin, sport ou pas. Et il vous le fait sentir.
Écoutez les signaux qu’il vous envoie, re-connectez vous avec lui, et vous respecterez vos envies… la plupart du temps.

Aussi, votre corps est capable de gérer.
Alors oui en mangeant des frites vous n’aurez peut-être pas le corps dont vous rêvez (cf le point N°10) et ne ferez pas la meilleure perf. sportive. Mais vous serez en accord avec vous-même.

 

C’est l’équilibre entre sport (renfo + cardio + stretch) / alimentation/ anti stress qui vous permet de retrouver un poids harmonieux et stable pour toute la vie.”

Tant que cet équilibre n’a pas d’impact sur la santé mentale, je suis d’accord.
Malheureusement, je pense que c’est rare.

Quand on applique des règles parce qu’elles sont “bonnes”, sans se demander si elles nous conviennent physiquement et mentalement, ces règles nous frustrent. Et ont donc un impact mental dévastateur.

 

Nous ne sommes pas des robots qui ont besoin de leur juste dose de nutriments pour fonctionner.
Nous sommes des humains avec des émotions, des préférences et un historique personnel qui nous rendent tous différents.

Ces différences ne sont prises en compte par aucune règle.
Même quand elles se veulent souples (cf cheatmeal). Elles nous imposent toujours des notions de “bien et de mal”.
Comme si notre assiette avait une morale. « Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

 

La bienveillance, la confiance en soi et la capacité à écouter les signaux que notre corps nous envoie sont indispensables avant de chercher l’équilibre.

 

Mon avis :

Complètement d’accord.

Apprécier un café pour son bon goût, c’est agréable et satisfaisant.
Se booster au café n’apporte plus cette satisfaction.

C’est comme manger alors qu’on n’a pas faim.
Si c’est trop fréquent, c’est le moment de se demander ce qu’il se passe réellement : 

  • on essaie de combler un besoin plus profond ?
  • on manque de sommeil ?
  • on est stressé ?

 

Mon avis :

Le sommeil est un besoin vital.
Notre niveau de sommeil a un impact sur toutes nos décisions.

C’est l’une des première choses à vérifier quand on a des “problèmes” avec la nourriture :

  • “est-ce que vous prenez assez soin de vous ? Est-ce que vous dormez / mangez / buvez assez ?”

@Lucile, super idée la “routine dodo” j’ai hâte de lire ça 🙂

 

Mon avis :

Un GRAND merci pour cette partie.

Juste un petit warning sur cette phrase : Le poids, c’est bien pour la santé”.
Des études montrent que la corrélation entre poids et santé est faible.

(je voudrais éviter toute culpabilisation liée à la santé ^^)

 

Mon avis :

J’avoue que j’ai du mal à comprendre cette phrase : se faire plaisir de temps en temps”.

Pourquoi associer cette notion de plaisir à des aliments particuliers (« trash ») ?
Les autres aliments ne sont pas des aliments plaisir ?

C’est surement une histoire de terme mal utilisé, mais je crois que les mots ont justement une grande importance ici.

Parce quese faire plaisir de temps en temps”, ça renforce cette idée que l’alimentation doit être dure et pas agréable pour être saine. Alors que je suis sure que ce que tu veux transmettre, c’est justement de varier les plaisirs dans ce qu’on mange.

 

Aussi, je trouve ça un peu ironique de :

  • donner des règles pour se contrôler (pas de grignotage, manger beaucoup et sain le midi, manger léger le soir, pas de dessert)
  • autoriser les craquages, et juste dire “ne culpabilisez pas”.

On sait que ce sont le contrôle et l’envie de maigrir qui créent les craquages, et la culpabilité. #cerclevicieux
La seule façon de ne plus culpabiliser c’est d’arrêter de se priver, d’arrêter de vouloir maigrir absolument.

 

Maigrir peut être la conséquence d’une alimentation intuitive, guidée par les signaux de notre corps et nos envies.
Maigrir ne doit pas être l’objectif.

 

Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de l’idée en stoppant ce cercle vicieux au point de départ : le contrôle ?
Parce que c’est bien celui-ci qui provoque le craquage. Sans contrôle, pas de craquage.

 

  • Quand je regarde autour de moi, les personnes qui ne culpabilisent jamais sont celles qui sont bien dans leur peau, qui écoutent leur sensations alimentaires la plupart du temps, et suivent leurs envies sans restrictions. 
  • Quand je regarde leurs repas, ils sont équilibrés sur la semaine, sur le mois.
  • Quand je regarde leur poids, il ne varie pas depuis plusieurs années. Et tout ça sans jamais faire attention.

 

Ces personnes font du sport pour renforcer leur corps, parce que ça leur vide la tête et parce qu’ils se sentent mieux après.

 

Ne pas se contrôler, ce n’est pas être hors de contrôle.
C’est se faire confiance.

  • C’est dire « non j’ai pas faim » même si c’est l’heure de manger.
  • C’est laisser une partie de son plat mais prendre un dessert parce que, là maintenant, c’est de ça dont on a envie.
  • C’est manger trop parce qu’on est avec des amis mais aussi s’écouter et attendre que la faim revienne.
  • C’est choisir ses plats en fonction de ce qui va satisfaire son envie et besoin du moment, que ce soit un burger ou des haricots verts, PEU IMPORTE ce qu’on a mangé la veille.

 

CONCLUSION

Pour finir, je voudrais préciser que mon but ici est d’apporter des pistes de réflexion supplémentaires. Sur la réalité des impacts mentaux causés par les restrictions et les injonctions à.

On parle beaucoup de santé physique et c’est important.
Malheureusement, la santé mentale est souvent ignorée, alors que les 2 sont essentielles pour notre bien être.

 

Je veux juste faire un peu de prévention pour celles qui sentent que la nourriture et le poids deviennent une obsession.

Dans ce cas, la priorité est d’apprendre à s’écouter.
Apprendre à mieux se comprendre pour manger plus intuitivement.

Et ça commence par :

  • abolir toute forme de restriction
  • aimer et écouter son corps
  • reprendre confiance en soi.

 

Merci pour ton article Lucile, je crois que tu es sincère et que ton but est d’aider un max de filles.

Mais je pense qu’il est important d’apporter des nuances et de faire attention à ne pas tomber dans les mêmes schémas restrictifs que les régimes qui pourrissent la vie à tant de femmes.

 

Et pour une fois dans l’histoire, je crois que ça devient possible.
Parce des filles comme toi commencent à avoir plus d’influence que les “entreprises de régimes” qui n’ont aucun intérêt à ce qu’on arrête de faire des régimes.

 

Et vous, dites moi en commentaire ce que vous avez pensé de l’article de Lucile ? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *